Tenir le haut du pavé

 
 

Les rues autrefois étaient faites en double pente remontant vers les murs des maisons, de sorte à ménager au milieu un ruisseau pour l'écoulement des eaux de pluie, de vaisselle, mais aussi des vidanges des pots de chambre et autres saletés. Il était donc préférable, lorsqu'on déambulait sur la chaussée de se tenir le plus loin possible de cet égout à ciel ouvert, et donc de marcher sur la partie la plus  élevée, le plus près possible des façades.

On imagine aisément que cela engendrait des problèmes lorsqu'il fallait croiser quelqu'un. 

Qui allait céder le passage à l'autre?

Le choix c'est fait sur la parure. Une personne importante, reconnaissable à la richesse de sa vêture ne déviait jamais de sa trajectoire sèche. Aussi, les plus humbles s'effaçait devant lui pour qu'il tienne , au sens propre "le haut du pavé".

Puis, il désignera par la suite, au sens figuré, un personne important."Tenir le haut du pavé" devint un signe de distinction.