LE SYMBOLISME DANS L'ARCHERIE

 
 
La « chevalerie d’arc », dans l’archerie traditionnelle remonterait au XIe ou XIIIe siècle.
Société secrète ?
Non, seulement discrète avec comme toutes sociétés fermées ces codes. 
Le Moyen Âge était une civilisation de l’oral et plus encore celle du Geste. Nos ancêtres parlaient peu et s’exprimaient le plus souvent par hochements de tête plutôt que par de longs discours. D’où l’importance particulière de la gestuelle et de la symbolique.
Le symbolisme dans l’archerie est une fenêtre ouverte sur un monde seulement accessible à un mode de pensée unitaire. Lui seul permet d’en comprendre, au sens étymologique du mot : prendre ensemble, les dualités et les simultanéités.
 

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Reliures : Dos carré collé

Formats : 14,8x21 cm

Pages : 164

Impression : Noir et blanc

N° ISBN : 9782955517321

Prix: 13 euros

Disponible à cette adresse ou en librairie:

http://www.thebookedition.com/fr/le-symbolisme-dans-l-archerie-p-350120.html

 
EXTRAIT DU LIVRE:
 

Si le tir à l’arc est une discipline sportive et olympique bien connue de tous, elle est aussi la survivance d’une pratique beaucoup plus ancienne, le tir Beursault qui est une manière traditionnelle de pratiquer le tir à l’arc dans un lieu spécifique nommé « jeu d’arc ».

Cette coutume est essentiellement présente dans les régions Picardie et Île-de-France, mais elle est diversement pratiquée au-delà de ces frontières régionales, avec ou sans jeu d’arc. Son origine exacte est difficile à préciser. Comme de nombreux jeux traditionnels, une parenté indéniable avec les pratiques populaires du Moyen Âge peut être supposée.

Pratiqué sur un terrain spécifique nommé « jeu d’arc », « jardin d’arc » mais aussi « Beursault » qui lui donne son nom, le tir Beursault est une discipline régie par des règles d’honneur et de courtoisie dont la codification a trait à la bienséance tout autant qu’à la sécurité.

Fortement concurrencé par la multiplication des loisirs sportifs, le tir à l’arc traditionnel se trouve parfois marginalisé. Il n’en demeure pas moins qu’elle continue à perpétuer des traditions chargées de symbolique. Le cérémonial observé dans l’enceinte du jeu s’inspire de symboles proches de la liturgie catholique, une Tradition à laquelle sont initiés les Chevaliers d’arc, garants du bon fonctionnement de la Compagnie d’arc.

Le culte des Saints est l’une des pratiques religieuse les plus populaires. Au Moyen Âge tous les individus, tous groupements humains se mettent sous la protection d’un saint patron. Les saints sont des intermédiaires très proches et très puissants, dont la fréquentation peut assurer d’innombrables bienfaits. Il prend aux yeux des catholiques valeur de témoignage ; il est profession de foi. Parmi les innombrables élus du calendrier liturgique les plus en vogue étaient : saint Roch, saint Martin, saint Nicolas, saint Vincent, saint Fiacre, et saint Sébastien.

Dans la religion catholique seulement 22 saints ou saintes sont en rapport avec l’arc.

Toutefois 3 principaux se distinguent :

Saint Edmond : roi des Angles (vers 855), tué à coups de flèches par des Danois.

Sainte Ursule : fille du roi de Bretagne, promise en mariage à Conan, tyran sanguinaire qui l’avait fait prisonnière et devant son refus de s’offrir à lui fut tuée de 3 flèches dans le corps vers 383, par ce roi des Huns.

Et surtout saint Sébastien, choisi, comme tous les saints patrons en fonction de la vie même du saint, de leur légende. Saint Sébastien est aussi le saint Patron des arbalétriers et des pestiférés.

À noter que c’est un des rares saints à avoir été martyr deux fois.

Ce livre dans une première partie retrace l’importance de ce saint dans l’archerie et dans une seconde, toute la symbolique de cette pratique traditionnelle héritée des archers du Moyen Âge.