TERMES ET EXPRESSIONS DANS L’ARCHERIE TRADITIONNELLE: SENS ET SYMBOLIQUES

28/04/2016 09:14

           Du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est, de tous les temps, de toutes les civilisations, l’arc a toujours représenté les mêmes champs symboliques qui en fait, comment dire ? : une « arme » ; un « outil » ; un « instrument », un « langage universel », un « trait » d’union de l’humanité vers la lumière. Ses traditions et ses symboles se transmettent depuis des générations, malgré les aléas de l’histoire et restent encore au XXIe siècle vivants et présents.

Le symbolisme peut-être défini de plusieurs manières qui seront toutes, par définition, incomplet. Disons alors que le symbolisme est un élément concret qui nous évoque une réalité d’un autre ordre. Contrairement à ce que s’imaginent ceux qui ont perdu cette forme de compréhension, le symbolisme ne sert donc pas à cacher certaines choses aux regards indiscrets, mais au contraire à révéler des vérités inaccessibles à l’intelligence rationnelle, c’est-à-dire ne pouvant être exprimées en mots.

Le symbolisme est une fenêtre ouverte s’ouvrant sur le monde seulement accessible à un mode de pensée unitaire. Lui seul permet de comprendre (au sens étymologique du mot : prendre ensemble) les dualités et leur simultanéité.

Le Moyen Âge est une civilisation de l’oral et plus encore celle du GESTE.

Ce monde ou Dieu règne sans partage, est avant tout silencieux, en dehors des rues des villes, bien entendu.

De façon générale, nos ancêtres parlent peu. Ils s’expriment plus souvent par hochements de tête et par onomatopées que par de longs discours.

D’où l’importance de la gestuelle et de la symbolique.

Ainsi, le cérémonial de l’adoubement est constitué d’une succession de gestes symboliques, autant religieux, que laïques.

Si les mots sont rares, les objets et les images sont très nombreuses, et tout aussi symboliques, comme les écharpes de Roy, Chevalier, Capitaine, Connétable. Tous ces objets et images sont d’autant plus nécessaires comme signes indicateurs que la majorité de la population ne sait ni lire, ni écrire.

 

SYMBOLISME AU JARDIN D’ARC :

 

Le symbolisme peut-être défini de plusieurs manières qui seront toutes, par définition, incomplet. Disons alors que le symbolisme est un élément concret qui évoque une réalité d’un autre ordre. Contrairement à ce que s’imaginent ceux qui ont perdu cette forme de compréhension, le symbolisme ne sert pas à cacher certaines réalités aux regards indiscrets, mais au contraire à révéler des vérités inaccessibles à l’intelligence rationnelle, c’est-à-dire ne pouvant être exprimées en mots.

Le symbolisme est une fenêtre ouverte sur un monde seulement accessible à un mode de pensée unitaire. Lui seul permet d’en comprendre (au sens étymologique du mot : prendre ensemble) les dualités et les simultanéités.

Le Moyen Âge est une civilisation de l’oral et plus encore celle du GESTE.

Ce monde ou Dieu règne sans partage, est avant tout silencieux, en dehors des rues des villes, bien entendu.

De façon générale, nos ancêtres parlent peu. Ils s’expriment plus souvent par hochements de tête et par onomatopées que par de longs discours.

D’où l’importance particulière de la gestuelle et de la symbolique.

Ainsi, le cérémonial de l’adoubement qui fait de l’écuyer un chevalier, est constitué d’une succession de gestes symboliques, autant religieux, que laïques.

Si les mots sont rares, les objets et les images sont très nombreux, et tout aussi symboliques. Tous ces objets et images sont d’autant plus nécessaires comme signes indicateurs que la majorité de la population ne sait ni lire, ni écrire.

 

On peut se demander si le symbolisme n’est pas qu’un attachement à une tradition désuète et anachronique, surtout dans notre monde moderne dominé par la pensée scientifique, tourné vers le rendement et multimédia.

À quoi cela sert-il ?

Quel sens réel se cache derrière tous ces gestes, ces mots, et expressions ?

C’est probablement les questions que doivent se poser le technocrate. Or le symbolisme rend compte d’une manière plus exacte et plus adéquate de la véritable nature de l’homme, de sa dimension, de la connaissance de soi, c’est-à-dire en fait de sa liberté, de sa conscience, de l’idée d’un dépassement de soi.

L’arc, la flèche, le tireur sont des entités inséparables. La flèche parce qu’inopérante donc inutile sans l’arc qui la propulse, l’arc demeure sans énergie que lui confère l’archer, le but enfin dans l’œil et dans l’esprit de l’homme.

 

C’est la flèche qui envoyée à la cible par l’homme, relie finalement celui-ci à celle-là établissant une relation de sympathie.

L’homme l’a ressentit à partir du moment même ou il a inventé cette arme. Sans toutefois le formuler de manière claire, il pressentait qu’il existait quelque chose de magique, de surnaturel dans le bois courbé par la corde et nous ne faisons que poursuivre dans cette voie.

Il est patent de dire que nous vivons dans un monde de symboles ; Et qu’un monde de symboles vit en nous. Le monde de l’archerie l’est peut -être plus que tous les autres. Au plan symbolique, l’arc et la flèche ont des significations puissantes : ils sont les symboles de la virilité dans beaucoup de cultures. Dans notre mythologie, Cupidon les utilise pour provoquer l’amour, et dans notre quotidien, c’est bien la flèche qui indique la direction à suivre. Parce que l’arc est essentiel dans un grand nombre de cultures, il est devenu en lui-même objet de recherche, d’élaboration esthétique. Par-delà sa fonctionnalité, il est paré d’ornements, de décorations, de motifs, qui souvent par leur pouvoir dans le magique doivent renforcer son efficacité, et qui en font un produit artisanal très élaboré, nécessitent un savoir-faire de premier ordre. Arc, flèche, carquois, sont à chaque époque la résultante d’une technicité et d’un travail mettant en œuvre une recherche esthétique toute particulière.

De fait tout est symbolique dans les compagnies d’arc, le jardin, les gardes, les buttes, le petit pied de vigne (qui s’accroche désespérément dans la terre glaise, et qui ne pousse que grâce à l’amour que lui portent les archers) et puis aussi la carte, symbole des symboles.

Même si, aujourd’hui, le religieux est écarté des jardins d’arc, leurs présences et leurs symboles sont toujours présents et chargés de sens.

Pour simplifier la lecture, la présentation se fera par ordre alphabétique des termes :

 

L’ABAT D OISEAU : rappel le chant du coq lorsque St pierre renia trois fois le Christ. L’oiseau symbolise l’esprit qui se pose sur celui qui est désigné. L’heureux élu reçoit les honneurs de tous. Il se sent ainsi un autre homme, il est le roi, celui qui est touché par la grâce.

ADOUBEMENT :

De la francisque DUBAN = frapper ; cérémonie d’accès à la chevalerie, d’origine germanique, fermement attestée dès le Xe siècle au cours de laquelle un homme reçoit des mains d’un parrain, déjà adoubé, son intronisation.

ALLÉE DU ROI :

Allée centrale entre les deux buttes uniquement utilisée par le « ROY ».

Représente le « SAINT ESPRIT » qui mène d’une cible (butte maîtresse), et à l’autre (butte d’attaque) qui représente le  «  FILS ». Les rois, ayant toujours représentaient DIEU (le père) sur terre d’où le parallèle avec le Roy du jardin d’arc. C’étaient aussi de ce fait les chefs de l’Église de leur pays.

AMALGAME :

Une partie est dite « amalgamée » quand tous les archers qui se présentent au jour et à l’heure indiquée peuvent y prendre part.

Un peloton est dit amalgamé quand les tireurs qui le composent appartiennent à des compagnies différentes.

Un tir est dit amalgamé quand les flèches tirées comptent pour deux prix à la foi.

AMANDES : Elles ont une visée symbolique. En effet, la maîtrise de soi est indispensable à l’homme équilibré. La menace d’avoir à payer une forte amande l’invite à réfléchir avant d’agir ou parler, à se contrôler.

ANSPESSADE :

Jeune noble désargenté pour s’offrir une tenue complète de chevalier. Il peut juste s’offrir une tenue d’archer.

ARC :

Le tir à l’arc résume exemplairement la structure de l’ordre TERNAIRE, tant par ses éléments constituant : L’ARC, LA FLÈCHE, LA CORDE, que par les phases de sa manifestation ; TENSION, DÉTENTE, JET. Le corps de l’arc représente la terre : EVA, la flèche ; trait qui symbolise l’âme avec des plumes blanches pour MARIE et l’eau (la pureté), la corde représente l’esprit, le feu, le soleil rouge ( chez les Grecs les flèches d’APOLLON ont été propulsées grâce à la corde rouge spirituelle).

Dans les sociétés fortement hiérarchisées le champ symbolique de l’arc va de l’acte créateur à la recherche de la perfection, tant socialement comme en témoigne son rôle dans la chevalerie que spirituellement.

Le tir à l’arc est à la fois fonction Royale, et exercice spirituel.

L’arc est en tout lieu

  1. ARME ROYALE : Arc vient du grec « ARCHI » qui signifie  « commencement », mas aussi «  ARCHEGOS », celui qui «  commande ». C’est une arme de chevalier, il est en conséquence associé aux initiations.

  2. ARME SPIRITUELLE : qui tire ? Quelque chose qui n’est pas moi, mais l’identification parfaite du moi à l’activité non agissante du ciel. Dans quel but ? ; Confucius disait déjà que le tireur qui manque le but doit recherche l’origine de l’échec en lui-même.

Mais c’est en lui-même aussi qu’est la cible.

Le centre d’une cible c’est le centre de l’être, c’est le soi.

L’arc est enfin symbole du destin : image de l’arc-en-ciel. Il manifeste la volonté divine elle-même.

ARC : représente Dieu le père. Si l’on se réfère aux descriptions des arcs dans l’histoire, on constate qu’une longueur de 1 ,618 m pour la corde est une hypothèse tout à fait probable car si l’on prend le nombre d’or : 1 + V5, on obtient 1,618, ce qui correspond aux proportions considérées comme esthétique selon le dictionnaire du PETIT ROBERT.

ARC CASSE : signifie la mort

ARC TENDU : représente la rondeur de la terre

ARC EN TENSION : représente l’arc-en-ciel

Arc-en-ciel :

Chemin et médiation entre l’ici-bas et l’au-delà

Il est le pont qu’emprunte DIEUX et HÉROS entre l’autre monde et le nôtre. Cette fonction est quasi universelle.

Il comporte 5 couleurs (cf. ; cinq).

ARCHER :

Symbole de l’homme qui vise quelque chose et qui déjà d’une certaine façon l’atteint en effigie. L’homme s’identifie à son projectile. Il s’identifie également à son but fut-ce pour prouver sa vaillance ou son habilité. Double phénomènes d’identification et de possession.

ARME :

L’arme, c’est l’anti-monstre, qui devient monstre à son tour.

Créée pour lutter contre l’ennemi, elle peut être détournée de son but et servir à dominer l’ami ou simplement l’autre.

L’arc et la flèche sont des attributs du guerrier.

ASPIRANT :

Membre d’une compagnie ayant plus d’un an d’ancienneté, il devient alors archer, puis éventuellement, plus tard chevalier.

BAGUE :

Désigne sur une carte Beursault ou sur un Marmot le cercle mince entourant le noir.

BAILLOT OU BAILLET :

Impact au noir brûlé.

BALADE :

« GRANDE BALADE » désigne l’avant-dernière halte d’un tir Beursault.

« PETITE BALADE » désigne la dernière halte d’un tir Beursault.

BAN :

Ban seigneurial comporte la convocation des hommes libres à l’armée (l’Ost) remplacée souvent par des corvées d’entretiens du château, des réquisitions pour les hommes de guerre.

L’Arrière-ban, concerne la levée des hommes du commun sur ordre royal.

BANNIÈRE :

Les chevaliers appartenaient au Moyen Âge a ce que l’on appelait « LE BAN » d’un seigneur plus puissant un « BANNERET », c’est-à-dire assez riche pour regrouper plusieurs chevaliers moins fortunés et les rassembler sous sa bannière soit sous sa protection. (D’où l’expression inverse « mettre au ban », = en dehors de, expulser, exclure).

Symbole de protection, accordée ou implorée. Le porteur d ‘une Bannière la soulève au-dessus de sa tête. Il jette en quelque sorte un appel vers le ciel, il crée un lien entre le haut et le bas, le céleste et le terrestre. La Bannière suspendue au-dessus de la terre, c’est être initié aux secrets divins.

BANQUET :

Rituel quasiment universel. Il exprime, un rite communiel et plus précisément celui de l’Eucharistie. Par extension, il est le symbole de la communion des Saints, c’est-à-dire de la béatitude céleste par le partage de la même grâce et de la même vie.

BARBE :

Autre nom pour désigner une flèche barbelée. On peut mettre en rapport avec SAINTE BARBE, Sainte patronne des sapeurs au Moyen Âge. Au moyen – Orient (SYRIE, LIBAN) elle est fêtée le 04 /12, de la même manière que nous fêtons Halloween en Occident. Son symbole est un épi de blé qui rappelle d’ailleurs la flèche barbelée.

BÉAT :

Tireur appartenant alternativement à l’un ou l’autre des pelotons lorsque dans un tir en partie le nombre des tireurs est impair.

BERSAILLER, BERSAUDER, BERCER :

Tirer à l’arc en vieux français.

BLANC :

Somme de l’ensemble des couleurs du spectre chromatique, le blanc représente, la perfection sur tous les plans. Son irisation donne l’arc- en – ciel.

Diurne, c’est une couleur de passage :

  1. Passage du matin à l’Est avec l’aube.

  2. Passage du soir à l’Ouest avec le couchant.

Le blanc du matin monte de la matité à la brillance, le blanc du soir descend de la brillance à la matité, mais les deux sont vides, « suspendus entre absence et présence, entre lune et soleil, entre les deux faces du sacré ». Toute naissance est donc renaissance/ c’est le cycle nycthéméral de la vie. C’est la couleur de la rareté, donc de la virginité. Le blanc est aussi le secret correspondant à la lumière intérieure. Il est couleur de passage dans le sens ou l’on parle de rites de passage. Rites de passage par lesquels les mutations de l’être selon le schéma classique de toute initiation : MORT / RENAISSANCE.

C’est aussi la couleur de la tenue des archers .Et, si, à certaines époques, elle est au libre choix des compagnies, en 1774, LOUIS XV, le fixe de manière unique pour tout le royaume par ordonnance :

HIVER (De Toussaint à Pâques) : habit bleu, galonné d’or, veste chamois ;

ÉTÉ (De Pâques à Toussaint) : VESTE ET CULOTTE BLANCHES, CHAPEAU BORDE D’OR.

En Extrême Orient, les plumes mises sur les flèches sont blanches, c’est pour chasser les mauvais esprits qui se cachent dans les lieux sombres. Elles servent aussi à éviter les sortilèges qu’à être repérée sur la cible.

BLASON :

Partie de carte ayant valeur de marque.

BLASON  (HÉRALDIQUE):

Chaque compagnie possède aujourd’hui ce que l’on appelle un « LOGOTYPE » ou « LOGO », soit un symbole formé d’un ensemble de signes graphiques représentant un groupe.

Cette marque de reconnaissance n’est pas nouvelle. Le blason personnalise le chevalier et sa lignée. Il était peint sur le bouclier qui se nommait « L’ÉCU » d’où le nom d’ « ÉCUSSON ».

Cet insigne était cousu sur la veste de la « LIVRÉE » (ancêtre de l’uniforme). IL est souvent assez grand pour recouvrir la plus grande partie du devant et le motif était répété dans le dos. D’autres étaient plus petits et se portaient sur la poitrine à gauche, avec ou sans motif identique dans le dos.

L’héraldique est à la fois un code social et un système de signes. Ce dernier se construit à partir de figures et de couleurs selon des principes et des règles. L’ensemble de ces règles forme une sorte de grammaire que l’on appelle le BLASON.

Le terme Français « héraldique » dérive du mot « HÉRAUT » qui vient lui-même du germanique « HERIWALD » signifiant « MESSAGER ». Le héraut est un fonctionnaire qui a pour mission de porter les messages, peu à peu il se spécialise dans le domaine héraldique.

Depuis le Moyen Âge, beaucoup d’hypothèses furent émises pour tenter d’en expliquer les origines. Certaines, connurent une longue longévité, mais sont actuellement récusées. Notamment 3 :

  1. la première qui affirme une origine orientale (coutume Musulmane ou Byzantine) ;

  2. la deuxième, affirmant une origine Gréco-romaine ;

  3. la troisième, la plus couramment admise comme étant la véritable explication, qui affirme une origine due aux croisades.

Or lors de la première croisade, il n’existe pas d’armoiries .Lors de la deuxième, celles-ci sont déjà bien en place. On s’accorde donc aujourd’hui pour reconnaître que c’est en Occident qu’elles sont nées : leur naissance eut lieu sur les champs de bataille. Les combattants, par leurs tenues sont devenus méconnaissables, et ils prennent peu à peu l’habitude de faire représenter sur leur bouclier des signes de reconnaissance, bien utiles au cœur des batailles ou plus encore dans les tournois.

Ces pratiques vont s’instaurer dès la 1 ère moitié du XIIe siècle. Puis des professionnels de la guerre et des tournois, « les hérauts d’armes » vont transformer ces pratiques en règles très précises et codées.

Mais ce n’est pas la seule explication. Les armoiries naissent à la même époque que l’apparition des noms patronymiques. L’héraldique apporte des signes d’identité nouveaux. Elle aide à placer les individus dans des groupes et ces groupes dans l’ensemble du système social.

Très tôt, les chevaliers ne se contentèrent pas de faire peindre sur leur bouclier, les armoiries, ils les firent également représenter sur leur bannière, sur leur caparaçon, leur cotte d'arme et bien d'autres endroits.

Cette pratique s’est étendue aux combattants, non- chevaliers et à des personnes morales (femmes dés 1180, bourgeois vers 1220, artisans vers 1230, villes vers fin XIIe siècle).

Aujourd’hui, l’héraldique se retrouve dans tous les domaines et principalement le sport : écussons, fanions, bannières, couleur de maillot, écharpes.

Comme au Moyen Âge, chacun est libre de créer et utiliser les armoiries de son choix, une seule règle ; ne pas usurper celles des autres.

Marques et formules emblématiques à commencer par « les logos » fleurissent et se situent sur la marge de l’héraldique à laquelle elles font parfois concurrence.

BOUQUET :

Aux XIVe et XVe siècles, la guerre de cent ans réactualisa l’usage de l’arc dans un conflit ou la royauté française enrôla les compagnies existantes dans les milices facilement mobilisables. Les compagnies d’arc dotées de règlements et astreintes à une discipline militaire devaient maintenir un bon niveau technique. L’émulation imposa les compétitions. Le BOUQUET apparut donc il y a sept siècles pour faire concourir tous ceux d’une même province (VALOIS, ARTOIS, HAINAUT, BRIE…).Héritier des anciens tournois, le Bouquet reste surtout une grande fête, lors desquelles les populations fêtaient à cette occasion ceux qui assuraient la défense des bourgs. Aujourd’hui les décorations des maisons dans les rues de la ville témoignent encore de l’attachement des habitants à la compagnie locale. L’organisation de cette grande fête de l’archerie, la plus grande, qui se déroule pendant la période de MAI, JUIN, ou dans un but désintéressé, une compagnie lance un défi (mandat) aux autres compagnies, pour s’affronter, rivaliser d’adresse et en garder un bon souvenir. Tel était aussi l’esprit des chevaliers d’épée lorsqu’ils organisaient des tournois. Le bouquet suit donc le même cérémonial de la présentation des tournois du Moyen Âge. Les principaux rituels sont en trois parties bien distinctes :  « LA PARADE », avec défilé qui comprend les tambours, le clergé, les 3 drapeaux des Bouquets (le précédent, l’actuel, le futur), les jeunes filles de la ville, ceintes d’une écharpe aux couleurs de la compagnie, ce qui équivaut aux « MONTRES » qui précédaient les tournois, le brancard sur lequel se trouve « LE BOUQUET », les jeunes filles de la ville organisatrice l’année précédente, portant le « VASE » offert à la ville organisatrice, suivent les « GARDES- PANTONS »,les prix d’honneur, objet d’art et pantons, les officiels politiques communaux, régionaux, nationaux, fédéraux, les dignitaires et enfin, les compagnies avec les drapeaux accompagnés de fanfares. « LA MESSE », en présence de Monseigneur l’Évêque, met fin aux cérémonies purement officielles, SUIVI d’un BANQUET. « LE GRAND PRIX et le PRIX GÉNÉRAL » sont ensuite disputés, par les compagnies chacun à leur tour, l’équivalent des joutes des tournois.

C’est d’ailleurs la seule et dernière grande manifestation qui réunie en même temps toutes les autorités religieuses et laïques, depuis leur séparation en 1905.

                                           

BRACELET : la conduite du St Esprit.

BRASSES :

Nom donné aux différentes zones d’une carte Beursault. La première est la plus proche du grand cordon, la petite Brasse est celle située dans le Chapelet.

BROCHE :

Tige de fer ou en bois qui fixait sur la butte la cible en étoffe. On la place au centre ; lorsque l’archer touché ce centre on disait qu’il avait fait « un coup de broche ».

Représente les clous qui ont attachés JÉSUS sur la croix.

BRÛLÉE :

Se dit d’une flèche dont l’impact touche la limite de 2 zones.

BUT EN BLANC :

C’est le tir tendu, direct sans parole que l’on appelait autrefois : « DE BUTTE EN BLANC ».

Avant d’être « CE QUE L’ON VISE », le but ou butte était l’endroit d’où l’on tire, généralement un monticule surélevé. Le blanc était la cible (le mot cible, venant de SUISSE et ne s’est répandu qu’à l’époque Napoléonienne).

Cela signifie donc le lieu ou l’on est posté pour tirer jusqu’à celui ou l’on doit tirer et ou est attaché le blanc sur lequel on vise. On a dit également à une époque de « DE POINTE EN BLANC ». Le jeune GARGANTUA fait allusion à cela : « JE VISOYT A L’ŒIL TYRAIT A LA BUTTE, AU PAPAGAY DU BAS EN MONT, D’AMONT EN VOL DAVANT, DE COSTE ET EN ARRIERE COMME LES PARTHES ». D’ou l’expression être en butte, c’est-à-dire exposer comme une cible, être dans le champ de tir.

BUTTE 

Devant : poteau de flagellation.

Derrière : les limbes.

BUTTE MAÎTRESSE : le poteau ou Jésus à été attaché

BUTTE D’ATTAQUE : le prétoire du jugement de Pilate

CAPITAINE :

Du latin « CAPITANEUS », ce terme désigne un chef militaire. Il fut crée en 1355 et correspondait d’abord au grade de colonel. Dans l’armée Française Royale à partir du milieu du XIVe siècle, le capitaine commandait à une compagnie de gens de trait et servait le roi en vertu d’une « LETTRE DE RETENUE ».

Chez les FRANCS-ARCHERS, un capitaine permanent encadre 50 à 80 archers qui avait pour mission en temps de paix de les passer en revue 2 à 3 fois par an et, en temps de guerre de les mener au combat.

En 1466 ; LOUIS XI réforme l’institution en augmentant les effectifs et en créant 4 circonscriptions pourvues chacune d’un capitaine général, commandant 4000 hommes (archers et vougiers).

C'est le chef de la compagnie, il est chargé de la direction et de l’administration de celle-ci.

CARTE :

                                              

 

Concernant la carte Beursault, il est dit que :

« LE DESSUS GAGNERA LE DESSOUS, LE DESSOUS DE LA DROITE, ET LA DROITE DE LA GAUCHE »

Que faut-il comprendre ?

Au Moyen Âge lorsque les archers soldats s’entraînaient, cette carte symbolisée la poitrine d’un homme de taille normale ; d’où le dessus (le torse) est plus vulnérable qu’une blessure au-dessous (les jambes), de même un coup à gauche de la poitrine, mais qui est à droite en regardant la carte (le cœur) est plus mortel qu’un coup à droite, à gauche en regardant la carte la poitrine). Les cordons sont jugés défavorables, car on considérait que la flèche ne faisait qu’érafler la poitrine de l’adversaire. Symbolisé autrefois le mouchoir de St Véronique qui essuya le visage du CHRIST.

CARQUOIS : le tombeau du CHRIST.

COUIRE en vieux français.

CENTRE :

Un des 4 symboles fondamentaux avec le cercle, la croix, et le carré.

Le centre est avant tout le principe, le réel absolu, le centre des centres ne pouvant être que Dieu. Il est le lieu de considération et de coexistence des forces opposées, le lieu de l’énergie la plus concentrée. Le centre n’est pas à concevoir comme une position simplement statique. Il est le foyer d’où partent le mouvement de l’un vers le multiple, de l’intérieur vers l’extérieur, du non manifeste au manifesté, de l’éternel au temporel. L’homme qui cherche à atteindre le centre est l’homme qui veut être libéré ; libéré de tous les conditionnements. Touché le centre fait éclore un homme nouveau. L’intersection centrale des lignes représente les Chevaliers absents ou décédés.

CERCLE :

Le cercle est d’abord un point étendu, il participe de sa perfection. Aussi symboliquement il représente la perfection, l’homogénéité, absence de distinction ou de division. En tant que forme enveloppante, le cercle est aussi un symbole de protection, d’une protection assurée dans ses limites.

CHAMBRE :

Le rituel d’adoubement impose le passage par une chambre secrète (caveau, souterrain, pièce fermée, trou dans le sol). C’est un lieu éloigné de tout curieux. Souvent il y passe la nuit, il est censé recevoir, dans le sommeil ou à l’état de veille les révélations de la divinité.

Elle symbolise le lieu de la mort du vieil homme et de la naissance de l’homme nouveau.

CHAPELET :

Coup réalisé à l’intérieur du petit cordon.

MOYEN ÂGE :

  1. Référence  religieuse : Chapelet que l’on récite pour le salut de l’âme. Or la flèche à qui l’archer à donner vie finie sa course dans le noir (MORT), elle obtient, ainsi son salut.

  2. Référence civile : Marque d’honneur accordée aux Comtes et Barons.

En fait le terme est un mot d’origine assez inattendu, c’est le diminutif de « CHAPEL » ancienne forme de « CHAPEAU ». Or nous savons que cette pratique de tir remonte au Moyen Âge, époque où la foi est très vive. Chaque maison d’alors possédait une statuette de la Vierge sur la tête de laquelle on posait une couronne de fleurs, un « CHAPEL DE ROSES ». On avait l’habitude, le soir de dire une courte prière sur chaque fleur, de sorte que le « CHAPEL » de la Vierge devint un objet de piété. (Peut-on aussi y voir une relation avec nos Bouquets ? ». Peu commode, on imagina d’enfiler sur un cordon des grains de bois ou de métal qui tinrent les fleurs et l’on donna à l’ensemble le nom de « CHAPELET », c’est-à-dire « PETIT CHAPEL ». Enfin, le chapelet se compose de 5 dizaines, (5 zones) c’est-à-dire de 40 grains, en souvenir des 40 heures qui ont précédé la résurrection du Christ et en rappel des 4 fins dernières des Évangiles. Doit on y voir nos 40 haltes, et les 2 haltes d’essai et de salut ? Le cercle central appelé « NOIR » ne mesure-t-il pas 40 mm ? Ne pas oublier non plus que PANTON vient de « ROSACEAE » qui veut dire fleur de rose à 5 pétales.

CHEF- D’ŒUVRE : œuvre que doit réaliser le postulant compagnon du devoir lors de sa réception à la maîtrise de sa corporation.

CHEVALIER :

Le chevalier, en dehors même de son histoire est un élément de culture et un type supérieur d’humanité. Il exprime sous la forme de symboles, un certain nombre de valeurs.

L’idéal de la chevalerie se résumerait en un accord de loyauté absolue envers des croyances et des engagements auxquels toute sa vie est soumise. Il exprime un refus de la corruption ambiante et surtout sous son aspect de félonie.

Le chevalier n’est pas un souverain, il est servant.

Un vrai chevalier est celui qui participe.

CHEVALIER DANS LE JARDIN : c’est Jésus se promenant dans le jardin

CHEVALIER ALLANT D’UNE BUTTE À L’AUTRE : Jésus renvoyé d’Hérode à PILATE

CHEVALIER DERRIÈRE LA BUTTE : il représente JUDAS

CHEVALIER DEVANT LA BUTTE : Il représente le calvaire

CIBLE  ANGLAISE :

Elle représente le ventre du monde ; «  Du limon, matéria prima, de l’alchimiste, tu oeuvreras »

7 : le noir = corbeau, terre,

7 : le blanc = colombe, rosée, nuages,

7 : le bleu= mésange, voir le ciel,

4 : rouge= paon soleil or du feu fixe.

On peut constater que dans les cibles actuelles, les 2 premières zones sont inversées.

Si l’on se penche dans le domaine des chiffres on obtient ;

Corbeau (noir) = 7 lettres

Colombe (blanc)=7 lettres

Mésange (bleu)= 7 lettres

Paon (rouge) = 4 lettres

Soit 25 lettres, soit 2+5= 7

Enfin or 2 lettres = 7 + 2= 9. Le 9 forme le chiffre parfait, le centre de l’étoile.

Le 9 est le chiffre de la germination. Sa forme stylisée est celle du germe « FOTUS ». Le 9 est en fait le germe, le début. Il naît de deux chiffres le 10 ; le 1 qui a reçu une nouvelle germination, un état « neuf » par le « O » qui lui est associé.

C’est repartir à zéro : une nouvelle naissance ; un nouveau cycle.

Le 9 symbolise l’universalité totale.

Il est lié à la puissance de « 3 », car «9 » = 3X3 = 3carré : trinité par trinité.

Il symbolise le renouveau, le point de départ (neuf et nouveau sont deux mots proches).

Il fait référence au premier homme ADAM qui s’écrivait ADM (les voyelles sont omises), or son transcodage hébraïque donne :

A = 1, D= 4 et M= 40 soit 40 + 1+4 = 45 = 4+5 = 9.

Il symbolise la plénitude, la sérénité.

Autre utilisation du 9 :

§ Les 9 « pater » des Vêpres.

§ Les 9 chevaliers qui fondèrent l’ordre du Temple.

§ Les 9 cieux Bouddhistes.

§ Les 9 muses.

§ Les 9 mois de gestation chez la femme.

§ Les 9 prières quotidiennes des Bénédictins.

§ Les 9 plaies d’Égypte.

§ Les 9 arts.

La carte BEURSAULT est restée quant à elle identique jusqu’à aujourd’hui ; le cercle extérieur et le point au milieu de la cible désignent le soleil comme il est représenté en astrologie.

CINQ : (PANTON)

Le nombre 5 tire son symbolisme de ce qu’il est : à savoir tout d’abord, la somme du premier nombre pair et du premier nombre impair, 2 + 3, soit l’union du pair et de l’impair, beauté perfection et harmonie, à l’inverse de 5 = 4+1, qui représente le déséquilibre, la guerre, puis d’autre part, le milieu des neufs premiers nombres.

Il est signe d’union, nombre du centre, de l’harmonie et de l’équilibre.

Il est encore symbole de l’homme (bras écartés, celui-ci paraît disposé en 5 parties en forme de croix, les deux bras, le buste, le centre (abri du cœur), la tête, les deux jambes.

L’harmonie PENTAGONALE

Symbole également de l’univers : 2 axes vertical / horizontal passant par le même centre symbole de l’ordre et de la perfection. Il représente aussi les 5 sens et les 5 formes sensibles de la matière : la totalité du monde sensible.

CINQ (BROCHES) : les 5 plaies du Christ.

COMPAGNIE :

Le terme de compagnie vient du vieux français « COMPAING » qui donne « compère et pain ». Soit celui avec lequel on partage le pain. Au Moyen Âge, tous les individus, tous les groupements humains se réunissent sous la protection d’un SAINT Patron et le fêtent autour du pain béni, qu’ils partagent en guise de confraternité.

Au Moyen – Age, les archers se réunissaient, eux aussi pour fêter leur SAINT Patron autour du pain béni, pendant la messe, et qu’ils partageaient ensuite en guise de confraternité. Ce pain avait aussi la particularité de protéger des maladies épidémiques qui étaient nombreuses et mortelles à cette époque ; en particulier la peste ou le choléra.

Ce terme désigne à partir du XIVe siècle un groupe de combattants à l’effectif variable servant sous l’autorité d’un capitaine. (On trouve fréquemment le synonyme de « ROUTE » d’où « ROUTIERS pour soldats).

Son organisation juridique étant issue de sociétés militaires, il est tout naturel d’y retrouver une hiérarchie d’inspiration militaire avec le connétable, le prévôt, le roi, l’empereur, puis plus tard le capitaine, avec son premier et second lieutenant.

Le connétable était élu chaque année par les chevaliers le jour de la SAINT SÉBASTIEN, puis sera attribué au plus ancien des officiers et l’on élira un capitaine.

À la fin du XIXe siècle les compagnies se structurent en « RONDES » principalement en PICARDIE.

En Île de France, les rondes prennent le nom de « FAMILLES ». Chaque Famille correspond à peu près à un département.

CONFRÉRIE :

C’est une association laïque à caractère religieux crée sous l’égide d’un monastère ou d’un religieux, parfois à celle d’un fidèle. On trouve trois grandes familles :

  1. Les confréries de métier ou d’activité : elle ont autour du culte d’un saint patron les membres d’une même profession /activité. Elles à la fois lieux de fêtes et centres de secours.

  2. Les confréries de dévotion : elles réunissent tous ceux qui ressentent de l’attrait pour une même forme de piété (culte du ROSAIRE par exemple).

  3. Les confréries de pénitents : elles s’orientent vers des actions concrètes comme la lutte contre les hérétiques, entraide au moment de la mort, bonnes œuvres.

Les premières naissent sous CHARLEMAGNE est constituent déjà la base de la future archerie française que l’on connaîtra jusqu’à la Révolution Française : c’est-à-dire la coexistence parallèle et complémentaire d’un groupe armé et d’une confrérie qui d’ailleurs se confondront souvent et se dissocieront très rarement. C’est au XIIe siècle que les premières confréries non religieuses se fondent à l’initiative de laïques soucieux de leur salut. Ce sont des sociétés toujours ouvertes, l’un des rares types d’associations ou chacun peut choisir librement d’entrer, sauf quelques exceptions qui acceptent aussi bien des hommes que des femmes contre le ces membres, qu’ils élargissent parfois à des personnes extérieures le plus souvent dit « HONTEUX ».

La confrérie constitue l’un des volets le plus important du mouvement associatif du Moyen Âge. On peut dire que tout Français de ce temps appartient à au moins une confrérie. Elles fournissent un lieu d’apprentissage pour les élites. On en compte au bas mot prés de 40.000 soit en moyenne une cinquantaine par ville. Elles entretiennent une chapelle dans l’église consacrée à la dévotion des SAINT patron. Il n’y a pas de différence de nature entre les confréries de dévotion, les confréries de métier et celle d’archers. Très redoutées tant par leurs pouvoirs civils que religieux, la noblesse reste très méfiante à leur égard.

LÉglise d’ailleurs ne les tolérera que dans la mesure ou elles se soumettent à l’autorité de leur évêque. Il y a peu de différences entre les confréries, dotée de statuts. Elles se réunissent régulièrement au cours d’un « BANQUET ». Elle est un élément fondamental de l’animation et de la cohésion du tissu social.

CONNÉTABLE :

À l’origine, le CONNÉTABLE était titulaire d’un office domestique attesté dans l’entourage des souverains FRANCS ; il avait la responsabilité des écuries royales (COMES STABULI = COMTE DES ÉTABLES).

À partir du XIVe siècle, le connétable est celui qui connaissait les questions militaires et l’application du droit d’armes. La fonction fut abolie en 1627 par RICHELIEU puis rétablie en 1804, elle disparaît sous la RESTAURATION.

Elle existe toujours à titre honorifique dans la tradition de l’archerie. Il est décerné à un MÉCÈNE (membre actif ou non) qui se consacre au bon fonctionnement de la compagnie.

CONNÉTABLIES : Nom pris par les associations qui voulaient faire ressortir leurs caractères militaires.

CORDE :

D’une manière générale symbole de l’ascension.

La corde de l’arc symbolise la force qui confère à l’arc son efficacité. Mais cette force est invisible et de nature quasi immatérielle, elle ne vient ni du poids, ni de la dureté, ni d’une pointe acérée, elle est comme féminine, elle vient d’une tension.

« La voici qui s’approche tout contre l’oreille

Comme si elle allait parler, embrassant son amant chéri

C’est la corde, tendue sur l’arc, elle vibre

Telle une jeune femme salvatrice, dans la mêlée. »

La corde désigne la voie sacrée, immanente en la conscience de l’homme qui relie son esprit à l’essence universelle. C’est la voie de la concentration.

C’est Dieu le fils ;

« Au commencement était le verbe »(prologue de l’évangile de SAINT JEAN) : la première manifestation de la vie commença par une vibration.

C’est aussi cette vibration de la corde qui propulse la flèche. HERRIGEL dans « LE ZEN DANS L’ART CHEVALERESQUE DU TIR A L’ARC », rapporte que les archers zen pincent leur corde de manière à chasser les mauvais esprits avec sa sonorité.

La tension de la corde émet une note. L’archer doit trouver la meilleur tension, pour avoir la meilleure note et donc la meilleure propulsion de la flèche.

CORDONS : représentent les cordes qui liaient Jésus sur la croix.

Corne d’en HAUT OU « poupée »(pour un arc) : le ciel ou zénith.

CORNE d’en BAS ou « poupée »  (pour un arc) : l’enfer ou nadir.

COULEUR :

BLANC : couleur de la lumière, de l’éclat. Le blanc est aussi la couleur sacerdotale, couleur des DRUIDES, mais aussi du ROI, dans la fonction double de chef religieux et chef de guerre. Un guerrier chargé d’une mission religieuse a droit à la blancheur du vêtement. D’où l’importance du blanc dans l’archerie.

BLEU : couleur du ciel, de l’esprit, c’est la couleur de la pensée.

JAUNE : couleur de la lumière, de l’or, de l’intuition.

COUPER :

Se dit d’une flèche dont l’impact est proche du centre de la carte que celle du concurrent ayant tiré précédemment.

COUVRIR (le pas de tir) :

Action d’un tireur qui vient se positionner sur le pas de tir/ on dit alors que le pas de tir est couvert.

DÉBUTANT :

Membre actif d’une compagnie ayant moins d’un an d’ancienneté.

DIABLE :

Mot qu’il est interdit de prononcer dans un jeu d’arc. C’est la « bête noire » ; l’esprit du mauvais. Le mal / le bien. Diable = noir, aspect négatif, c’est le monde souterrain, couleur qui représente les ténèbres, l’obscurité, l’ignorance. Elle représente au non manifesté ou contrepartie spirituelle de la matière Il est classiquement opposé au BLANC.

DOULEUR :

Nom donné au coup réalisé à l’intérieur du petit cordon et à l’extérieur du noir central.

Pour obtenir le salut (noir) de son arme, cela ne se fait pas sans DOULEUR(Voir chapelet)

Le ventre, dans beaucoup de civilisation et religion représente le centre de a force vitale.

La cible qui est le réceptacle, le ventre, le beursault, l’athanor ou se trouve le germe, le marmot, l’enfant. La 1ere étape, c’est atteindre le noir avec la flèche : l’éclosion du départ, l’enfantement se fait par l’impact du trait. Nous remarquons l’analogie avec les « douleurs » de l’enfantement.

Reconnaître l’enfantement de nos visées, prendre conscience de la vérité supérieure, c’est ouvrir les yeux sur le chemin qui mène à la vérité, à savoir que la cible c’est simplement soi-même. Celui qui lance et celui qui reçoit ne sont plus deux entités opposées, mais une seule et même réalité, même si nous voyons que le côté extérieur. La recherche doit être dans l’expérience intérieure pour en voir la face cachée.

Les archers chevaliers de jadis avaient une profonde connaissance de cette doctrine.

DRAPEAU  ou ENSEIGNE

Toutes les compagnies ont leur drapeau. Lors des cérémonies, il doit être présent. Au bouquet, le porte-drapeau doit le présenter à la compagnie réceptrice pour le salut. Après un roulement de tambour, les drapeaux s’inclinent avec un léger balancement de gauche à droite qui symbolise le signe de croix.

Le linceul dont NICODEME et JOSEPH d’ARIMATHIE se servirent pour ensevelir le corps du CHRIST ;

Représentation de JÉSUS et sa résurrection triomphant de la mort et du péché.

       

ÉCHARPE :

Au Moyen Âge, l’usage des chevaliers d’estoc est de porter par-dessus leur armure une écharpe obliquement de l’épaule à la hanche. Son but n’est pas décoratif, mais utilitaire. Son utilité est multiple, elle sert à :

  1. Signe de reconnaissance

  2. Sert pour s’essuyer la sueur ou le sang

  3. Sert aussi de poche

Elle deviendra ensuite signe de commandement, et insigne de distinction.

Décoration distinctive portée lors des cérémonies traditionnelles :

  1. LE CONNÉTABLE : écharpe violette

  2. LE CAPITAINE : écharpe bleue

  3. L’EMPEREUR : écharpe verte

  4. LE ROI / ROITELET : écharpe rouge

  5. LE CHEVALIER : écharpe blanche.

ÉCUYER :

Il a la charge de porter les armes notamment l’écu sur lequel figure le blason du chevalier. De ce fait on peut le rapprocher de notre porte-drapeau blason aux couleurs de la compagnie.

« ELLE EST BONNE » :

Annonce faite par l’homme de garde lorsqu’un coup est fait dans le noir.

EMPENNES : les ailes du Saint Esprit.

EMPEREUR :

Est empereur celui qui abat l’oiseau trois années de suite, dans a même compagnie.

Ce titre, il le conserve pour toujours tant qu’il reste dans la compagnie.

S’il la quitte, il perd tout ses honneurs et prérogatives, même s’il venait à y réentrer.

Il prend le pas partout et sur tous.

ENJAMBER :

Enjamber un arc posé au sol est considéré comme un sacrilège, car le lien invisible qui le relie au ciel est rompu et son efficacité détruite.

ENCEINTE (JARDIN D’ARC) : cf. Enclos

ENCOCHE : le ventre de la vierge

La couronne qui a été mise sur la tête de JÉSUS.

ENCLOS :

La conception de l’enceinte rejoint celle du CERCLE et de l’ENCLOS. Il s’agit d’un lieu fermé d’une manière quelconque. L’enceinte est le symbole de la réserve sacrée, du lieu infranchissable sauf à l’initié.

Il symbolise l’être intérieur. Au Moyen – Age, on l’appelait la cellule de l’âme, le lieu sacré. Citadelle du silence ou l’homme se replie pour se défendre contre toutes attaques de l’extérieur, des sens et de l’anxiété. Il symbolise l’intimité dont chacun est le maître et qu’il n’ouvre qu’aux êtres de son choix.

ENTRANT :

Nom donné à l’archer qui vient s’ajouter à un peloton en cours de tir. Il entre dans le jardin d’arc, l’enclos.

EUCHARISTIE :

Sacrement principal de l’Église, commémorant la CÈNE et la passion du CHRIST, centré sur la consécration du pain et du vin, le corps et le sang du Christ. Communion que l’on retrouve dans tous les rites d’initiation.

ENVOI DE LA FLÈCHE : le St Esprit envoyé du ciel pour l’incarnation du verbe.

FAIRE LA PIGE :

Forme dialectale de « piétiner, mettre le pied sur » allusion aux enfants qui tirent au sort l’initiative du jeu. Reporté au jeu (sport), c’est le vainqueur, celui qui prend le dessus sur l’adversaire.

FAIRE MOUCHE :

Les cibles vont se perfectionner, et on ajouta au centre du blanc, un petit cercle noir semblable aux « Mouches Galantes » que les dames se collaient sur le visage. En effet, au XVII ème siècle, vers 1655, la mode féminine conduit les femmes à se coller sur le visage un petit morceau de taffetas noir comme des grains de beauté destiné à faire ressortir davantage la blancheur de leur peau. On appelait cela « mouche galante ».

Les archers eurent l’idée eux aussi de faire ressortir le blanc de la cible par un cercle noir.

Faire « mouche » c’est placé sa flèche dans ce rond, que fait ressortir le blanc.

FAUSSER COMPAGNIE :

Ne pas vouloir faire partie du groupe « jouer à la fausse compagnie ». En effet c’est l’idée de trahison que paraît contenir le verbe « fausser », comme on « fausse  monnaie. ».

FER DE LA FLÈCHE : Ce qui a mis à mort SAINT SÉBASTIEN.

FINIR EN CHEVALIER :

Tirer sa dernière flèche en réalisant une douleur ou un noir.

FLÈCHE :

Elle est le symbole de la pénétration, de l’ouverture. Elle symbolise aussi la pensée qui introduit la lumière, et l’organe créateur qui ouvre pour féconder, qui dédouble pour permettre une synthèse. C’est aussi le trait de lumière, qui éclaire l’espace clos (jardin d’arc) parce qu’on l’ouvre. Ce sera le rayon solaire, élément fécondant.

Elle est aussi (comme l’échelle) un symbole des échanges entre le ciel et la terre.

En son sens descendant, elle est un attribut de la puissance divine, comme la foudre, le rayon de lumière ou la pluie fertilisante.

En son sens ascendant, elle se rattache au symbole de la verticalité.

En Chine, on dit : « Une flèche, une vie », elle est bénéfique ou maléfique : elle doit avoir 2 pieds 8 pouces (79 cm) pour être considérée comme faste, car le signe 8 symbolise le « cercle »la perfection, d’autre part 8 est le chiffre de l’infini, c’est-à-dire du nombre indéterminé des choses.

En Europe, les archers tirent 12 fois 3 flèches. Dans les trois flèches on peut y voir entre autre : le soleil, la terre, la lune parcourant un cycle à chaque volée, pour les 12 signes du zodiaque : 3 × 12 = 36 FLÈCHES

Or 3+6 =9 (voir cible),

Les quatre distances : 4 X 36 = 144 soit 1+4+4 = 9.

Dans l’Apocalypse selon SAINT JEAN, l’ange qui tient le sceau proclame le nombre de ceux qui sont désignés c’est-à-dire les serviteurs de Dieu : ils sont 144 milles, soit 12 000 dans chacune des 12 tribus.

Autre symbole ; le fait de tirer 40 fois une flèche se rapporte aux 40 jours de méditation dans le désert.

C’est aussi, enfin l’aspect trinitaire des 3 flèches : une pour le corps, une pour l’âme une pour le Saint Esprit.

Autres noms donnés :

ARSON / BARBE / BARBELE / BARBELLE / BERSERETTE / DARDE / ESLINGUE / FLESSE / FLIC / FLICH / FLIQUE / GOURGON / PASSEDOUZ / PASSADAOR / PASSADOUR / PASSADOUS / PASSEDOUX / PILE / RAILLON / REILLON / SAIETTE / SAYETTE / SAJETTE / SALETTE / SAËTTE / SAYETTE / SONGNOLLE / VOLET.

FLÈCHE NUE NON EMPENNE : la lance de LONGIN dont il perça le côté du Christ en croix.

GANT/PALETTE/DOIGTIER : le mouvement du Saint Esprit.

GARDE :

Garde, panneaux de sécurité placés à des distances en distances régulières de part et d’autre de l’allée du roy.

Des gardes buttes étaient chargés spécialement de la police du jeu. Ils ne donnaient pas d’amendes, mais référaient au roy, de l’année tous ceux qui les avaient encourues.

GARDE DE LA MANCHE :

Primitivement nommée « ARCHERS DU CORPS »

Sous FRANÇOIS I, ils prennent le nom de « GARDE DE LA MANCHE ». Ils faisaient partie de la garde Écossaise, garde du corps du roi. Garde immédiate du roi, ils étaient répartis 2 × 2 de chaque côté du roi le visage toujours tourné vers lui. Leur uniforme était le hoqueton blanc, semé de papillotes d’or et d’argent, portant la devise de « HENRI IV »  « ERIT HAEC QUOQUE COGNITA MONSTRIS » (CELLE –LA AUSSI, LES MONSTRES LA CONNAITRONT). Supprimés en 1792, rétablis par LOUIS XVIII, ils sont supprimés définitivement en 1830.

GARDE PANTON :

Dernier tireur d’un peloton restant à proximité du pas de tir qu’il vient de quitter ayant la charge de s’assurer que personne ne l’occupera et d’annoncer le coup du premier du peloton. IL ne rejoint l’autre pas de tir que lorsque le premier du peloton sera venu le relayer.

« GARE » :

Avertissement lancé, d’une voix haute et intelligible pour être entendu, par un archer qui prévient qu’il y a danger, car il va tirer.

GUILDE :

LES GUILDENS : Mot SCANDINAVE qui vient de GILDA = TROUPE, corporation qui réunissaient 3 fois l’an les hommes du canton.

À partir du XIIe siècle avec l’affranchissement des communes par LOUIS VI LE GROS, des compagnies s’organisent en confréries militaires, assorties d’une association de secours mutuels et prennent le nom de GUILDES. Cette dénomination se rencontre surtout dans les pays du nord de l’Europe (BELGIQUE, HOLLANDE).

HALTE :

Au Moyen Âge, les soldats ne se battaient que le jour, pas la nuit. Ils passaient la nuit sur le champ de bataille, on disait qu’ils étaient « Haltés ».

De ce fait c’est aussi pour cela que nos jardins d’arc sont orientés E. / O. de façon à ce que l’une des buttes soit à l’ombre (nuit), l’autre au soleil (jour). Ce qui permet également aux archers de s’entraîner à viser diverses conditions de visibilité. Pourquoi tire-t-on 2 flèches par halte. Le 2 représente le chiffre du dieu fils le verbe au sein de la trinité dans la symbolique chrétienne.

Si 1 est l’essence, 2 est l’existence. Il symbolise l’amour, la charité puisque qu’il y a nécessairement dualité entre celui qui donne et celui qui reçoit. Symbole de sexualité puisque le 2 représente aussi la division de l’unité en masculin et féminin. Il représente l’homme parce qu’il existe en lui une dualité, une division intérieure, conséquence du péché. Enfin il représente dans le temps après l’unité indivisible et incorruptible.

HÉRALDIQUE :

Relatif au blason, connaissance des armoiries. Ensemble des emblèmes de blason.

C’est la science qui a pour objet l’étude des armoiries, soumis dans leur composition à des règles particulières.

Nées sur les champs de bataille et de tournoi les premières armoiries sont faites pour être vues de loin.

Elle indique l’identité de celui qui l’utilise. L’usage n’a jamais été réservé à une classe sociale particulière. Il a toujours été libre de se créer ses armoiries, une seule condition : ne pas utiliser celle des autres.

HONNEUR :

Le mot « honneur » à subit au cours du Moyen Âge une lente évolution qui l’a chargé de significations de plus en plus concrètes, mais qui l’a aussi fait glisser vers une acception proche de la bonne renommée.

À partir dés XII et XIII ème siècle l’honneur désigne la « Réputation glorieuse »,les qualités qui s’attachent au chevalier, aux hommes d’honneurs, d’où une assimilation à la noblesse. Il permet alors d’avoir des éléments mesurables « faire un honneur »,c’est tirer une flèche avec élégance, justesse, et avoir réaliser un bon tir, avec honneur.

Gloire de l’archer qui fait la meilleure flèche dans la « lice » au Moyen Âge. Puis se dit de tous lieux ou se déroule quelque chose d’honorable ; champs d’honneur pour les militaires par exemple. Les qualités qui s’attachent aux exploits guerriers contribuent largement à faire des chevaliers des hommes d’honneur (d’où l’assimilation à la noblesse).

Par extension, ce que fait l’archer dans le jardin d’arc lorsqu’il réussi un bon tir par le geste et par l’esprit.

« Chaque archer se devant être irréprochable et d’honneur sur tous les points ».

«  L’amour est un plaisir ; l’honneur est un devoir ». (CORNEILLE).

HONTEUX :

Au Moyen Âge personne qui se trouve n’en marge de la société.Par extension celui qui se retrouve seul, position délicate dans une époque ou il est mal vu d’être seul. Souvent il s’agit d’un chômeur, mais qui refuse son état.

Par extension nom donné aux archers qui n’ont pu être récompensés. Le premier honteux reçoit le reliquat de la distribution, Symbolise l’aumône que doit faire tout bon chrétien.

« IL EST LA » :

Annonce faite par l’homme de garde après remplacement du Marmot et permettant la reprise du tir ; l’archer reprenant son tir doit le remercier en disant : « Merci chevalier ».

INITIATION :

Initier, c’est d’une certaine façon faire mourir. Mais la mort est considérée comme une sortie, le franchissement d’une porte donnant accès ailleurs. À la sortie succède une entrée. Initier c’est introduire.

C’est un rite de passage symbolisant la naissance d’un être nouveau.

JARDIN D’ARC : le jardin des oliviers.Il représente un enclos (cf. enclos) quadrangulaire à l’image du monde. Un monde en réduction fini et infini : c’est le temple à ciel ouvert.

Les chevaliers, d’ailleurs protègent au sens du terme leur jardin : « ils le couvrent ».

                          

JACQUE :

Au XIVe siècle la plupart des archers portaient un «  GAMBESON » pour se protéger. Ce n’est qu’ XVe siècle qu’il prit, en Angleterre, le nom de « JACK ».

Le « Gambeson » est un vêtement matelassé faits de couches de tissus superposées. Le meilleur tissu étant la fustaine, tissu très solide fait d’une chaîne de lin et d’une trame de coton. Le « Gambeson » arrivait au genou, il avait de larges manches resserrées aux poignets et était surpiqué verticalement.

                                               

Au milieu du XVe, le "Jack" était plus court, il arrivait à mi – cuisse et portait des surpiqûres horizontales pour faire un motif quadrillé ou diagonales pour faire un motif en diamant. La plupart des Jacks avaient des manches, parfois détachables.

Au cours du XVe siècle avec l’utilisation de plus en plus fréquente des armures apparut une version plus épaisse du Jack, connue sous le nom de « ARMING DOUBLET » portée par les combattants. Il est probable que certains archers en particulier les Écossais en aient porté.

L’ Arming Doublet presque toujours sans manches, est à l’intérieur recouvert de petites plaques de métal articulés qui se chevauchaient, fixées au tissu par des rivets appelés « clous » et toujours places par trois en triangle avec la tête à l’extérieur.

De ce nom vient l’origine du vêtement que l’on appelle la jacquette.

                               

JEU :

Activité qui à l’origine est liée au sacré comme toutes les activités humaines. Même les plus profanes dérivent de cette origine.

La plupart des jeux qui furent riches d’un symbolisme les ont à présent perdus. Le tir à l’arc est l’un des rares à les conserver.

JEU D’ARC :

Lieu des « mystères de la Ste Trinité ».

Lieu de combat / tournois.

Lieu de mémoire du supplice de SAINT SÉBASTIEN.

Lieu des délices ou les bienfaiteurs jouissent de la lumière divine (Jardin D’ÉDEN).

JUDAS : chevalier qui fait du tort à ses confrères.

Chevalier qui ne s’acquitte pas de son devoir en ne payant pas son amande.

MARMOT MARMOUSET  OU MARMOTTIN: petite carte qui se fixe au centre de la carte Beursault permettant de conserver et mesurer les coups réalisés au Noir pour établir le classement.

Écriteau que les juifs ont posé dessus la tête de JÉSUS.

                                           

                                       La carte et un marmot, en bas à gauche.

LOGIS : lieu de réunion de la compagnie, équivaut à la LOGE chez les maçons.

MASCOTTE :Les compagnies, comme toute organisation militaire avaient leur mascotte. Certaines en ont encore de nos jours par exemple : « les grenouilles de varesnes, les corbeaux de Braine, ou encore les pêches de Corbeil. Malgré les efforts et la tentative lors du bouquet de CRÉPY EN VALOIS pour relancer cette tradition, Il est regrettable que celleci semble se perdre On peut voir ici le cochon de CRÉPY EN VALOIS hier et aujourd’hui.

                                              

 

MORT (faire un) :

Flèche restée entre le pas de tir et une butte.

« ON NE TIRE PAS SUR UN MORT ».Il est d’usage dans l’esprit des chevaliers au Moyen Âge de ne jamais frapper un homme (adversaire) à terre qu’il soit vivant ou mort.

La flèche personnifie l’archer qui vient de tirer. Si elle n’a pas atteint son but, c’est que l’archer (votre adversaire) est en difficulté, donc on ne peut continuer la joute qu’à armes égales par respect de l’adversaire. Il faut aussi se rappeler que jadis l’archer n’avait qu’une seule flèche, quand il tirait dans les jardins d’arc.

MEMBRES DU CONSEIL : Au nombre de douze comme les apôtres lors de la CÈNE.

ORDRE DE CHEVALERIE (METTRE EN CHEVALERIE) :

Ordres militaires qui apparaissent en grand nombre à la fois du Moyen Âge qui peuvent se définir comme des sociétés ou con fraternités d’honneur rassemblant autour d’un fondateur des chevaliers distingués par leur valeur et leur fidélité.

Le but de cette fraternité entre membres est la défense du groupe face aux multiples menaces : économiques, sociales, politiques qui pèsent sur lui.

Fortement influencé par la littérature chevaleresque, ces ordres exaltent les valeurs de loyauté, prouesse, honneur.

MOUILLER LA CORDE :

Suspendre le tir pour aller de désaltérer.

NOIR DE LA CARTE : face de Dieu.

OISEAU : Objet en bois en forme d’oiseau, de la taille du pouce et ne faisant aucun relief. Il est placé devant le noir de chaque carte lors du tir à l’oiseau ou L’Abat d’oiseau. Il symbolise l’esprit qui se pose sur celui qui est désigné. Cela rappelle un passage de l’évangile : « L’heureux élu, reçoit les honneurs de tous, il se sent un autre homme avec cette nouvelle prise de conscience.

PAIN :

Symbole de nourriture essentielle. Il se rapporte traditionnellement à la vie active.

Principal actif de la panification symbole de transformation spirituelle. Il comporte d’autre part la notion de pureté et de sacrifice.

PANTON :

Du Grec PENTA 5 ; nom donné autrefois à la carte du bouquet provincial, car elle comportait 5 zones (1,05 m x 0, 75 m)

PAS D’ ARMES :

Variante de la joute, le pas d’armes était un combat courtois et un divertissement chevaleresque très prisé.

Le rôle de défenseur d’un « pas » contre tous ceux qui désiraient relever le défi.

Les règles sont d’abord mises par écrit et le défi était publié (MANDATTE), les participants, les chevaliers, dans un lieu choisi et pendant un certain temps (parfois plusieurs semaines) s’affrontaient. À la fin avait lieu un Banquet au cours duquel étaient remis les prix aux meilleurs.

PAPEGAY :

Le tir à l’oiseau est d’autant plus populaire qu’il donne généralement lieu au déploiement de tout un cérémonial. On installe de grandes cibles sur des bottes de paille fleuries et l’on place en leur centre l’oiseau de bois peint aux couleurs les plus vives que l’on devra abattre d’une seule flèche. On l ‘appelle PAPEGAY ou PAPEGAUT d’après l’ancien nom du perroquet, lui-même forgé sur son nom arabe ; On désigne ainsi pour l’année le Roy du jour.

C’est en 1886 qu’une loi instaura officiellement les lundis de PÂQUES comme des jours fériés, ne faisant en fait que confirmer une situation très ancienne et bien acquise.

Après le long CARÊME de 40 jours et la longue semaine Sainte dite aussi semaine pieuse, nos ancêtres ressentaient le besoin de « décompresser » Aux fêtes religieuses, ils ont pris l’habitude d’ajouter des prolongations souvent de nature religieuse, mais aussi parfois de nature sportive et d’adresse, comme le tir de l’Abat d’Oiseau. Ces lundis fériés étaient donc placés sous le signe des oiseaux à savoir le perroquet de Pâques.

C’est pour cela que ce tir d’adresse est situé dans le calendrier après le temps pascal.

PARTIE :

La « PARTIE » est une forme spéciale de tir, dans laquelle les chevaliers et les archers partagés en camps opposés font assaut d’adresse et se disputent les points qui appartiennent aux flèches les plus rapprochées du centre de la carte.

Il y a deux types de partie dont chacune présente des variantes :

  1. LES PARTIES DE JARDIN

  2. LES PARTIES ORDINAIRES

 

21) LES PARTIES DE JARDIN :

 

Elles se tiennent avec solennité, à l’occasion d’une circonstance importante comme l’installation d’une compagnie, l’ouverture d’un Bouquet ou d’un Prix général.

Elle se tire en 12 points sans revanche. LES FLÈCHES NE COMPTENT QU’EN DEDANS DU CERCLE NOIR DIT « CORDON DE GRAND PRIX »). Il n’y en a que deux qui puissent compter à chaque demi halte.

Cette partie est AMALGAME, car tous les chevaliers qui se présentent peuvent y participer. Il existe :

  1. LA PARTIE DE VIN : Cette partie ne se tire que le jour du Bouquet et se dispute entre 4 compagnies, en 20 haltes et « à la plus belle flèche ».

  2. LA PARTIE D’INSTALLATION : à l’occasion d’une création ou changement de jardin d’arc.

  3. LA PARTIE DE DEUIL : à l’occasion des obsèques d’un chevalier (la compagnie porte le deuil pendant 3 mois).

  4. LE GRAND PRIX ET LE PRIX GÉNÉRAL : Lors du bouquet ces deux prix se déroulent simultanément, en 20 haltes.

Le grand prix sert également à qualifier les archers pour le championnat de France BEURSAULT.

Le prix général classe les tireurs à la plus belle flèche.

 

2) LES PARTIES ORDINAIRES

Là, nous avons plusieurs types. Elles se jouent en 12 points, chaque flèche compte pour le coup de prix :

  1. LES COUPS DE PETITS PRIX

  2. LES COUPS DE  « FRANCS NOIRS »

  3. LES COUPS « BLANCS ET NOIRS »

  4. LES COUPS « BAGUÉS »

Dans ce type de partie, chaque compagnie peut adapter ses propres conventions de jeux. Aux chevaliers de se conformer aux règles de la compagnie d’accueil.

Dans certaines régions,il n’y a pas la possibilité d’organiser un bouquet, pour des raisons de coûts élevés. Aussi, les compagnies organisent des bouquets plus modestes à l’intérieur d’une même ronde ou famille, on parle alors d’une manifestation « FERMÉE »,que l’on appelle une « FLEUR CANTONALE ».

PAYER :

Tenir la marque du nombre de Haltes tirées.

PENOTTE :

Impact au noir central franc.

PERMISSION : demande faite par un archer qui souhaite obtenir une dérogation au règlement.

PERCHE : mât d’une hauteur pouvant atteindre 30 m, garni de herses sur lesquelles sont placés des oiseaux (poules) et au sommet duquel culmine le coq dit PAPAGAY ou PAPEGAY.

                                                   

                                                

PLUMES : au nombre de trois elles représentent la STE TRINITE.

QUARANTE : C’est le nombre de haltes au tir beursault ; pourquoi 40 ? Le nombre 40 symbolise la mort à soi-même et la renaissance spirituelle. Il représente la période complète et suffisante pour achever une œuvre. C’est le nombre de l’attente, de la préparation, de l’épreuve.

C’est l’accomplissent d’un cycle dans le monde, ou plutôt le rythme des répétitions cycliques dans l’univers.

RÉCEPTION :

Cérémonie au cours de laquelle un aspirant est reçu chevalier.

RONDE : Union régionale de compagnie ou de famille.

ROY ET ROITELET :

Dans le symbolisme celtique, ils font couples avec un oiseau. Le sens de cette dualité rejoint celui du « DRUIDE / GUERRIER ». Ce nom est interprété en Irlande en « DRUIDE DES OISEAUX » Il existe au PAYS DE GALLES un important folklore à son sujet ; c’est le roi des oiseaux, trace de tradition très anciennes.

Un vieux proverbe GALLOIS menaçait de l’enfer quiconque détruisait un nid d’oiseau.

Il existe en BRETAGNE une chanson du roitelet.

Au Moyen Âge, contrairement à ce que l’on pense, les individus vivent dans un espace extrêmement limité. Pour nous, à l’époque d’Internet cela semble difficile à concevoir et pourtant c’était ainsi. À cette époque, le paysan ne connaît que sa seigneurie, son cadre de vie, avec son seigneur et maître et son curé. Le roi de France n’est qu’une entité abstraite, voir inconnu, car le seul roi qu’ils connaissent et qu’il évoque ensemble n’est autre que le roi qui fut sacré par l’abat d’oiseau organisé par leur seigneur au lendemain de PÂQUES.

D’ailleurs on ne dit pas exactement le roi, mais plutôt le « ROY » prononcé « ROILLE » ou ROIE prononcé « ROUE » , car on ne parle pas le FRANÇAIS mais le « FRANCOUAIS » ;Le français tel qu’on l’entend n’était parlé que dans le domaine royal de L’ORLEANAIS, minuscule pays de France.

C’est par une ordonnance de LOUIS XI, que chaque année, les compagnies devaient désigner le meilleur de leurs archers. Après la Révolution, on maintint la coutume mais non plus en le désignant, mais au cours d’un jeu d’adresse le lundi de Pâques. Il était alors le roi pour un an, devait la suprême police et recevait tous les honneurs dû à son rang.

De là aussi l’origine de quelques noms patronymiques comme les « ROI », les «  LEROY », ou encore « LE ROI ». Ils ont eu des ancêtres qui ont été vainqueurs de ce jeu d’adresse.

Aujourd’hui le titre est purement honorifique. Le roi au sein d’une compagnie prend le pas sur tous les autres archers, officiers et chevaliers. Il tire partout avant eux. Tous lui doivent respect et déférence.

En cas de mort ; le roi n’est pas remplacé avant le tirage régulier de l’oiseau l’année qui suit.

« ROULEZ ! » :

Annonce faite par l’homme de garde qui a suspendu le tir pour vérifier la validité d’un coup et permettre la reprise du tir.

SALADE :

Casque, sans crête, ni cimier portaient par les archers au Moyen Âge. (XVe)

SALUT AUX BUTTES : « ARCHERS JE VOUS SALUE »

  1. Raisons anciennes : SÉCURITÉ : nécessité de prévenir les autres archers que vous allez tirer.

  2. Utilité Sociale : agrégation morale au groupe d’archers présents.

Même seul, on doit le faire par sentiment du devoir et de dignité.

De manière plus symbolique, comme dans la chevalerie d’ « ESTOC » (d’épée), c’est l’adversaire que l’on salue exprimant ainsi qu’on se sent honoré et digne de combattre avec lui. On précise ainsi que le respecte en tant qu’homme de valeur égale à la nôtre sans se sentir supérieur à lui. C’est étrange me direz – vous, car la cible n’est pas une personne vivante, certes, mais tout archer sait fort bien que son adversaire est en lui-même, donc son propre adversaire.

Salut du chevalier aux buttes : ----- « ECCO HOMO », voila l’homme ;

SEL :

Le sel a joué un rôle de premier plan depuis l’antiquité. Il conserve les denrées, empêche la putréfaction.

Symbole de pureté et de droiture. Utilisé pour les sacrifices et partagé dans la communion au même titre que le pain et le vin ; Jésus appelait ses apôtres le « SEL DE LA TERRE » et la Bible fait allusion au « SEL DE LA SAGESSE » et au « SEL DE L’ALLIANCE ». HOMÈRE AFFIRME SON CARACTÈRE DIVIN.

Condiment essentiel à la nourriture, l’aliment du sel est évoqué dans la liturgie : sel de la sagesse, il est par là même le symbole de la nourriture spirituelle.

Le sel a aussi, consommé en commun, valeur d’une communion d’un lien de fraternité.

Combinaison et partant neutralisation de deux substances complémentaires, il est, outre leur produit final, formé de cristaux cubiques : c’est l’origine du symbolisme hermétique.

Le sel symbolise aussi l’incorruptibilité. C’est pourquoi l’alliance du sel désigne une alliance que l’on ne peut briser.

Consommé ensemble avec le pain, il signifie une amitié indestructible.

  1. LES SERMENTS : Association ainsi nommée en raison du serment exigé de chacun des membres lors de l’admission. La formule du serment partout identique est consignée par des statuts. Alliance, fidélité à une parole donnée au sein d’un groupe qui prend une puissance surnaturelle à témoin de sa sincérité. Ce terme désigne en FLANDRE , HAINAUT, BELGIQUE dés 1384, mais aussi PARIS 1359, LAGNY 1367 ou encore VALENCIENNE 1470 ce que nous appelons plus couramment confrérie.

SILENCE :

Annonce ou inscription réclamant le silence sous les buttes, comme dans tous lieux saints.

SOBRIQUETS :

Jadis, on prend un certain plaisir à dénommer les gens ou groupe par des sobriquets, c’est-à-dire un surnom qui caractérise, ironise, ou désigne tout simplement.

L’origine de ces surnoms est très diverse, voir parfois obscur, pour le tout à chacun ; car il s’inscrit profondément dans l’histoire locale. C’est parfois un jeu de mots, ou une spécialité ; par exemple à HAM dit les « LES SOTS » dû à une très ancienne coutume permettant d’avoir une compagnie de fou ou de sots ; au Moyen Âge des associations de joyeux compères qui certains jours de l’année (les jours gras), amusaient leurs compatriotes par leurs blagues ; leurs « SOTIES » (Sottises SORTANT :

Archer quittant un peloton à la fin de son tir.

SOCIÉTÉS :

L’homme, au Moyen Âge, ne vit jamais seul mais à travers un et même plusieurs groupes. L’hostilité de la nature, de la vie et l’insécurité ambiante ont poussé l’homme à éviter l’isolement. Quelqu’ il soit l’homme médiéval vit au sein d’un groupe ; d’abord au niveau du pays dans l’un des trois ordres de la société : les « ORATORES » ceux qui prient, les « LABORATORES » ceux qui travaillent, les « BELLATORES » ceux qui combattent. Puis à l’intérieur de son ordre à celui d’un métier, une communauté. Chacun a une place bien à soi. Et cette place lui vaut de porter des vêtements et / ou des insignes visibles qui marquent bien cette appartenance.

À cela s’ajoute le fait que les liens d’homme à homme prévalent aussi à cette époque, tout homme était lié à un autre : par exemple le « BACHELIER » (nom donné à l’aspirant chevalier ou DAMOISEAU s’il est orphelin et non pourvu de fief) à son parrain qui l’instruit et l’adoubera. Ces liens créent de fortes solidarités au sein du groupe et le soudent.

Aussi dans chaque ville, de quelque importance, les édiles favorisent la création de compagnies spéciales qui avaient une organisation indépendante de celle de la milice.

Ces sociétés militaires d’archers et d’arbalétriers, outre le rôle de défense de la cité, avaient 3 principales fonctions :

1) de maintenir l’ordre en cas de troubles, assure la sécurité publique et garder les remparts,

2) de participer aux parades et rehausser l’éclat des cérémonies officielles, notamment comme escorte d’honneur de la municipalité, revues de protocole qui se multiplièrent dans le courant du XIVe siècle et début du XV XVe c’est-à-dire au moment de la grande lutte contre l’occupant anglais

(Guerre de cent ans.1337-1453)

3) remplir différentes missions de confiance comme prêter main forte aux officiers royaux et municipaux, recouvrement de taxes, garde de scellés, etc. Ces corps constitués sont au service de la paroisse et du foyer « PRO ARIS ET FOCIS » et non à celui du roi. En contrepartie, les compagnies bénéficieront de privilèges : exemption de taille (impôt royal) ; gabelles et autres taxes, ainsi que l’exemption du guet qui s’applique aussi aux facteurs d’arc comme nous le précise le livre des métiers d’ÉTIENNE BOILEAU « Nus archiers de paris ne doit point de gueit ;quar li mestier l’acquite, quar le mestier est pour servir chevaliers et escuiers et sergents, et est pour garnir chatiaus », sauf toutefois ; l’arrière-ban, réparation des fortifications de la ville, et la rançon du roi.

Ce qui est remarquable dans la création de ces sociétés de défense c’est qu’elles sortirent spontanément de l’initiative privée. Le pouvoir royal , à l’origine n’y fut pour rien. C’est à leur frais qu’ils s’organisèrent dans un premier temps militairement, mais le coût élevé de cet entretien les poussait à demander l’appui des municipalités. Celles-ci se gardèrent bien ne pas accorder suite à ces demandes. Ces corps d’élite, disciplinés et familiarisés aux armes de trait, étaient trop précieux à l’heure du danger. Ces sociétés recevaient divers privilèges en échange de leur aide ou de l’entraînement qui par leurs statuts les obligeaient à s’exercer au tir dans des terrains clos auxquels on donnait le nom de « JARDINS » jouxtant les « HOTELS D’ARC »  qui étaient le siège des sociétés jusqu’à la Révolution Française. Il y en a de très anciennes comme celle de BRETAGNE ; la compagnie du Papeguay de NANTES qui reçoit ses lettres du Duc en 1407, ou encore celle de BRUXELLES, le SERMENT DE Notre-dame qui reçoit ses statuts en 1213.

En ANGLETERRE et en ÉCOSSE, les compagnies prennent le nom de « SOCIETY » .Comme on peut le constater nos compagnies d’arc sont un peu tout cela à la fois ; COMPAGNIE par le côté militaire, CONFRÉRIE par le côté religieux, car même si l’emprise religieuse est moins forte que jadis du fait de la séparation de l’Église et de l’état en 1905, nous sommes toujours sous la protection d’un Saint patron : SAINT SÉBASTIEN, SERMENT par le côté fidélité à un serment, GUILDE enfin par le côté entraide entre ses membres.

Ce qui est encore plus surprenant, c’est qu’en ANGLETERRE, alors que depuis le IXe siècle, l’arc occupe dans l’armement Anglais, dans la légende et les arts de ce pays une place jamais vu chez aucune autres nations d’Europe, aucunes des sociétés comme nos compagnies n’y subsistent sauf une, à ma connaissance qui fut créée le 15 NOVEMBRE 1785 : « LA SOCIETE DES WOODMEN OF ARDEN » dont le gardien de la flamme est IAN FINCH-KNIGHTLEY, XIe Comte d’AYLESFORD et VIIe « WORDEN », chef héréditaire de la Sté qui est située dans les MIDLANDS.

SOURCIL :

Les sourcils sont comparés dans la poésie Iranienne, tantôt à un arc qui décoche les flèches, tantôt à un arc du temple de la vision.

Les mouvements des sourcils symbolisent les approches de la déclaration d’amour, le lancement des flèches et les préludes de l’union.

SAINT PATRON :

Le culte des Saints est l’une des pratiques religieuse les plus populaires. Au Moyen Âge tous les individus tous groupements humains se mettent sous la protection d’un saint patron. Les Saints sont des intermédiaires très proches et très puissants, dont la fréquentation peut assurer d’innombrables bienfaits. Il prend aux yeux des catholiques valeur de témoignage ; il est profession de foi. Parmi les innombrables élus du calendrier liturgique les plus en vogue étaient : ST ROCH, ST MARTIN, ST NICOLAS, ST VINCENT, ST FIACRE, et ST SEBASTIEN.

Dans la religion catholique seulement 22 saints ou saintes sont en rapport avec l’arc.

Toutefois 3 principaux se distinguent :

ST EDMOND : roi des ANGLES (vers 855), tué à coups de flèches par des DANOIS.

STE URSULE : fille du roi de BRETAGNE , promise en mariage à CONAN, tyran sanguinaire qui l’avait fait prisonnière et devant son refus de s’offrir à lui fut tuée de 3 flèches dans le corps vers 383, par ce roi des HUNS.

TAMBOUR : représente le bruit que l’on fait dans Jérusalem quand on a crucifie le CHRIST

SAINT SÉBASTIEN :

Choisi, comme tous les St patrons en fonction de la vie même du saint, de leur légende. Mort criblé de flèches,

St SÉBASTIEN est aussi le St Patron des arbalétriers et des pestiférés.

À noter que c’est un des rares saints à avoir été martyr deux fois.

                            

TENUE BLANCHE : La tenue blanche que l’on porte marque notre appartenance à la voie que l’on a délibérément choisie. En affichant la couleur nous affirmons nos convictions profondes avec fierté. Elle représente la compagnie et honneur ou déshonneur rejaillit sur toute la compagnie.

TOURNOIS :

Le tournoi peut-être considéré comme un sport. Un sport d’équipe, car la joute à cheval bien connu de tous n’existe pas avant le XIVe siècle. Le tournoi en fait n’oppose pas deux individus mais deux ou plusieurs équipes d’hommes en armes, certains à cheval, d’autres à pied. C’est un simulacre de guerre, une mêlée tumultueuse ou l’on se bat par petits groupes en faisant l’usage de signes de reconnaissances.

Ce sport est également un sport d’argent. Il existe de vrais «  professionnels » qui se louent à qui les paient le plus. Certains se spécialisent à des combats particuliers. À chaque fin de saison ; on assiste à ce que nous appelions aujourd’hui des « transferts ». Sport d’argent où les chevaliers peuvent trouver la fortune et la gloire, mais aussi la mort, car la pratique est extrêmement dangereuse. Les blessés et les morts y sont beaucoup plus nombreux qu’à la guerre. L’utilisation des armes dites de « courtoisie » c’est-à-dire aux pointes et tranchants émoussés, ou tout en bois ne s’imposera que très lentement.

Malgré cette violence, les tournois sont des événements joyeux. À part une interruption durant le CARÊME ou l’on en profite pour se préparer (matériel et engagement de champions), on en organise tous les 15 jours de FÉVRIER à NOVEMBRE.

Ils ont lieu, non pas comme on le pense dans les « lices »,mais en rase campagne.

Il ne s’improvise pas, le seigneur qui l’organise doit plusieurs semaines à l’avance en faire « crier » les jours et lieu dans toute la région. Il doit prévoir le logement, la nourriture des participants et de leurs accompagnateurs. Préparer les tribunes pour les spectateurs, les tentes ; les écuries. Il doit aussi prévoir les divertissements et réjouissances et la restauration rapide (eh oui cela existé déjà) pour le public. Le tournoi dure généralement 3 jours en moyenne. Au soir du dernier jour, on remettra au chevalier qui s’est montré le plus honorable et le plus courtois une récompense symbolique (1 chien ou foulard de soie). Le véritable gain étant l’argent que l’on pourra tirer des rançons et de la revente du matériel des prisonniers.

TRONC :

Tirelire destinée à recueillir les amendes versées à l’appel du censeur ou pour les dons des archers.

Comme dans les églises on fait dons en rémission de sa faute.

TROIS OISEAUX EN FOURCHE : JÉSUS entre les deux larrons.

VIDER LES MAINS (se) :

Expression utilisée quand un peloton décide d’interrompre momentanément son tir en cours de partie. L’arrêt ne peut toutefois intervenir qu’après que chacun ait tiré sa flèche sur la butte d’Attaque. Les arcs sont déposés sous la butte Maîtresse jusqu’à la reprise du tir.

VIGNE :

La vigne est un important symbole notamment en ce qu’elle produit le vin qui est l’image de la connaissance. La sève qui monte dans la vigne est la lumière de l’esprit. La vigne est considérée comme un arbre cosmique puisqu’elle enveloppe les cieux et que les grains de raisin sont les étoiles.

VIN :

Associé au sang tant par la couleur que par son caractère d’essence de plante ; il est en conséquence le breuvage de vie ou d’immortalité. Symbole de la connaissance, mais aussi de l’initiation en raison de l’ivresse qu’il provoque. Il se rapporte traditionnellement à la vie contemplative.

 

 

 

                L’archerie garde donc toujours ses symboles qui n’ont rien perdu de leurs valeurs et dans cette période qui semble propice à vouloir les faire disparaître, elles verront paradoxalement une chance de se voir renforcer davantage.

L’archerie est une « vieille Dame » qui a connu bien d’autres vicissitudes, et garde, en paraphrasant un vieux dit-on : « BONNE MAIN, BON ŒIL ».

 

Le don de la poignée de l’arc est le signe extérieur de l’initiation du disciple. C’est avec le secret de la tenue de l’arc en main qu’apparaît la signification métaphysique de l’arc. Mais dire cela n’est révéler le « secret » dans la forme la plus simple.

 

MEYNIEL JOEL 2005-07-12