Wissous, aujourd'hui

              Doté de plusieurs étangs reliés entre eux, le parc est axé sur les loisirs familiaux. De nombreuses perruches à collier se servent de ce parc pour nicher. D'une espèce afro-asiatique, ces perruches sont probablement à l'origine des volatiles échappés des zones douanières de l'aéroport d'Orly. Des canards sont également présents dans les étangs.

Le parc avec un de ses étangs, ses canards et ses perruches.

         L'essor de Wissous, qui n'est alors qu'un gros bourg, correspond à l'implantation de l'aérodrome puis aéroport de Paris-Orly dont la relative platitude de plateau de Longboyau du secteur est un avantage.
La population et les industries locales ont augmenté sensiblement du fait de cette proximité. La zone est d'ailleurs importante dans l'histoire de l'aéronautique, puisque Port-Aviation était situé dans la commune proche de Viry-Châtillon.
Pour facilité l’accès à l’aéroport construction de la ligne d’Orly val. La desserte de l'aéroport d'Orly reste problématique durant les années 1980. À l'époque, la ligne C du RER, par son service Orlyrail qui impose une rupture de charge à Rungis avec l'emprunt d'une navette et plusieurs lignes de bus dépendantes des encombrements routiers permettent seules d'accéder au second aéroport français en trafic. La SNCF propose un débranchement de la ligne C, qui créerait une liaison rapide sans changement, mais c'est finalement un projet distinct qui est concédé par le gouvernement Chirac et entièrement financé sur fonds privés.
La société Orlyval est créée par Matra, Air Inter, Lyonnaise des eaux-Dumez, la RATP, Indosuez, le Crédit lyonnais, la Caisse des Dépôts, le Crédit local, Barclay’s Bank, et quelques autres institutions, et dotée d'un capital de 150 millions de francs. Ce capital est détenu à 34,7 % par le groupe de banques, 26,7 % par Air-Inter, 18 % par Lyonnaise des eaux-Dumez, 17,3 % par le fabricant du VAL Matra et 3,3 % par la RATP.
L’opération Orlyval est estimée à 1,75 milliard de francs en 1988. La société contracte, sous la coordination d’Indosuez, des emprunts pour 1,55 milliard auprès de plusieurs banques.
Orlyval a commencé son service commercial le 2 octobre 1991, exploité par son constructeur de l'époque Matra. Probablement à cause du prix élevé du billet (55 francs à son démarrage) qui cible une clientèle surtout constituée d'hommes d’affaires, et à la rupture de charge imposée à Antony, seul un tiers des prévisions de trafic est réalisé.
Également proche du centre-ville de la commune, le château Gaillard a été acheté avec son parc par la ville à la fin des années 1980. Cette maison bourgeoise date de la fin du XIXe siècle. Au milieu du XXe siècle, la propriété servait de base sportive au personnel du grand magasin parisien Le Bon Marché. Le parc garde de cette époque sa vocation sportive à la différence des autres parcs de la ville, avec des terrains de tennis, un stade de football et une piste d'athlétisme.
Le parc le plus grand est, avec 17 hectares, le Domaine du château de Montjean qui a été acheté par la ville avec l'aide du Conseil général en 2002. Le château est à l'époque en mauvais état, mais le domaine est classé en espace naturel sensible pour la richesse de sa biodiversité. Historiquement, la propriété appartenu au XVe ou XVIe siècle à un noble originaire de Montjean-sur-Loire ce qui lui donna son nom, elle fut propriété du noble Jacques de Beauvais, puis fut habitée par un domestique de Louis XVI d'après l'historien Jean Lebeuf. Divisé en deux propriétés, le domaine appartint au général François de Chasseloup-Laubat et au marquis de Clermont-Gallerande. Le duc d'Aumont y résida également à partir de 1824. Le château, construit au début du XIXe siècle, servit d'hôpital militaire durant la Première Guerre mondiale avant d'être occupé par les troupes allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale. Plus récemment, le domaine aurait servi de décharge à gravats provenant de la construction de l'aéroport puis suite à l'élargissement de l'autoroute qui le longe. L'une des propriétés a été démolie en 1900 et l'autre fut acquise par l'un des membres de la famille Darblay. Dans les années 1950, il servit de centre de formation pour Air France. En 2006 et 2007, le site est utilisé pour des animations médiévales, puis en 2009, après la reprise totale du lieu par la commune, un important projet de valorisation a été lancé. Il n'y a plus d'usage d'insecticide, ce qui permet l'installation de ruches dont les abeilles, via la pollinisation, devraient assurer la reproduction d'une grande partie des espèces végétales. De plus, ces ruches auront aussi un rôle éducatif.

             Dans les années 2000 et années 2010, une politique importante de création de nouveaux logements est mise en œuvre, le "quartier St Eloi. Cela amènera à un accroissement de 50 % de la population à l'horizon 2012-2013.

                                                                                                                                                                  © JOËL MEYNIEL 2015