Wissous, ses personnalités

Différents personnages publics sont liés à la commune parce qu'ils y habitaient, y sont nés, y sont morts ou y ont réalisé un événement important :

  

Noël de Jourda (né le 12 mars 1705 au Château de Vaux à Saint-Julien-du-Pinet, mort le 14 septembre 1788 à Grenoble), comte de Vaux, seigneur d'Artias maréchal de France (1783). (1705-1788), y eut temporairement son cippe, le Monument sépulcral du maréchal de Vaux. Construit par sa fille ainée la marquise de Vauxborel au début du XIXe siècle dans les champs près d'une route reliant Rungis à Paray, proche du quartier actuel de la Fraternelle, le cippe contenu le cœur du maréchal. Il fut transféré en 1955 ou en 1961 au nouveau cimetière de Paray-Vieille-Poste pour permettre l'agrandissement de l'aéroport Paris-Orly
Fils de Jean Baptiste Jourda de Vaux, seigneur de Retournac (né en 1687), et de Marie Anne de Saint-Germain


SA CARRIÈRE MILITAIRE


Il entre comme enseigne au Régiment d'Infanterie d'Auvergne, 16 octobre 1723, et fait sa première campagne comme lieutenant du même régiment en Italie en 1733. Il assiste au combat de Parme, le 29 juin 1734 et à la bataille de Guastalla, le 19 septembre, où il reçoit deux blessures.
De janvier 1738 à avril 1741, il sert en Corse comme capitaine sous les ordres du général de Maillebois. Il se distingue à la défense de Ghisoni. Nommé chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, il reçoit le commandement de la place de Corte.
A l'armée d'Allemagne sous la direction de Belle-Isle il se distingue pendant le siège de Prague en 1742. Il participe à trois sièges et un combat. Le 6 mars 1743, à la demande du maréchal de Broglie, il est nommé colonel du régiment d'Angoumois. Il assiste aux sièges de Menin et d'Ypres en 1744. Le maréchal de Saxe le distingue, à la bataille de Fontenoy, le 10 mai 1745 et aux sièges de Tournai, d' Oudenarde, de Dendermonde et d'Ath.
Sa participation au siège de Bruxelles lui vaut d'être nommé brigadier, le 23 février 1746. Il sert au siège de Namur, le 11 octobre et participe à la bataille de Rocourt. Il sert au siège de l'Écluse, du Fort d'Issendick et de Philippine. Manœuvre sur Malines, Tirlemont, assiste à la bataille de Lauffeld, le 2 juillet 1747 et reçoit une cinquième blessure pendant le siège de Bergen-op-Zoom. Prisonnier en 1748, il est promu maréchal de camp, le 10 mai, nommé lieutenant du Roi à Besançon le 4 juillet 1752, puis lieutenant général des armées du roi le 17 décembre 1759.
En janvier 1760, il quitte la Corse et rejoint en Allemagne, l'armée du maréchal de Broglie le 1er avril. Le 13, il assiste à la bataille de Bergen et à l'attaque du camp du général Wargenheim, le 19 septembre. Il défend la plaine de Göttingen jusqu'en 1761, quand le19 mai, le roi lui donne en témoignage de sa satisfaction le gouvernement de Thionville.
Gouverneur de Corse
En février 1769, le comte de Vaux est appelé au commandement de l'armée en Corse. Il débarque le 7 avril, à Saint-Florent, le 22 juin. Le général de Vaux écrit au duc de Choiseul «…Toute la Corse est soumise au Roy… » Le 1er août, il est nommé gouverneur général.
Le 10 avril 1770, il cède son commandement au comte de Marbeuf, pour être désigné, commandant en chef de l'armée, au sein de laquelle figurent Rochambeau et Lafayette, devant opérer une descente en Angleterre avec le concours de la flotte espagnole. Mais le projet est abandonné. Il reçoit en 1780, le commandement en chef de la province du comté de Bourgogne.
Il est fait maréchal de France le 13 juin 1783. La devise inscrite sur son bâton de maréchal est : "Terror belli, Decus pacis".
Lieutenant général du Dauphiné
Fin juin 1788, juste après la journée des tuiles, le maréchal de Vaux remplace le duc de Clermont-Tonnerre, comme lieutenant général commandant la province du Dauphiné, pour y étouffer l'effervescence populaire, mais à peine arrivé à Grenoble, Jourda tombe malade et décède le 14 septembre, à l'âge de 83 ans. Il aura participé à une trentaine de sièges, assisté à un grand nombre de combats, à cinq grandes batailles et reçut 5 blessures.
Dans son testament, le maréchal exprime le souhait que son cœur soit déposé à Paray-Vieille-Poste, dont il était le seigneur et que son corps repose dans la chapelle de Vaux de l'église de Retournac, son pays natal qu'il a toujours aimé.
Mariage et descendance
Le 21 novembre 1741, il épouse : Jeanne de La Porte (?-1775). Ils eurent deux enfants:
Jeanne-Marie née en 1745, épouse le 3 septembre 1765: Louis marquis de Vauborel (?-1832).
 Adélaïde-Jeanne, épouse le 29 septembre 1770: François comte de Fougières (?-1787, puis en secondes noces 1er août 1789: Charles Morey comte de Pontgibault.
François Ferrand dit Ferrand de Villemilan (XVIIe siècle – XVIIIe siècle), intendant de Bretagne y a vécu.
Jean-Charles-Joseph Lenoir (XVIIe siècle – XVIIIe siècle), conseiller au Parlement y a vécu.
Marquis de Clermont-Gallerande (1744-1823), pair de France, y a vécu.


    

François de Chasseloup-Laubat (1754-1833), général de division du génie y a vécu.
François Charles Louis, marquis de Chasseloup-Laubat, né en 18 août 1754 à Saint-Sornin (Charente-Maritime) en Saintonge, d'une famille noble déjà illustrée dans la carrière des armes, mort le 6 octobre 1833 à Paris, était un général de division du génie.
À 16 ans, le 7 août 1770, il entra comme aspirant au corps royal de l'artillerie. Se sentant une vocation plus particulière pour le génie, il fut reçu en 1774 à l'École royale du génie de Mézières, où il devint sous-lieutenant le 1er juin 1778. Sa carrière se déroula alors dans cette arme :
 Lieutenant en second du génie le 1er juin 1780,
 Lieutenant en premier du génie le 16 février 1784,
 Capitaine le 1er avril 1791.
Lorsque la Révolution éclata, il en adopta les principes et refusa d'émigrer malgré les sollicitations qui lui en furent faites. De 1792 à1793, il servit dans l'armée du Centre : il se battit devant Givet, dirigea les travaux de défense de Montmédy contre les Prussiens en septembre 1792, puis mit Longwy en état de défense après sa reprise le 18 octobre. Il prit part à la campagne de 1793 avec la même armée rebaptisée depuis le mois d'octobre 1792 armée de la Moselle. Sa conduite brillante pendant la prise d'Arlon le9 juin 1793 lui valut d'être nommé chef de bataillon le 15 du même mois. Il participa encore à de nouveaux combats à Arlon le18 avril 1794.
Il se maria en 1794 à une cousine née Fresneau de la Gautaudière qui lui apportait le château de la Gataudière à Marennes. Il fut versé dans l'armée de Sambre-et-Meuse le 28 juin, et servit au siège de Maastricht. Il parvint à placer sur la rive droite de la Meuse une batterie qui labourait dans toute son étendue le front contre lequel il dirigea son attaque. Les assiégés, se voyant ainsi pris par leur flanc, demandèrent à capituler. Il fut récompensé de la part qu'il avait prise à cette conquête par le grade de chef de brigade du génie, l'équivalent de colonel, le 8 novembre 1794. Appelé devant la forteresse de Mayence en 1795, il fut d'abord chargé de l'attaque du centre, et ensuite du commandement de tous les travaux du blocus de Mayence.
Le 3 mars 1796, il passa à l'armée d'Italie. Le jeune général Bonaparte qui la commandait étonnait déjà par ses manœuvres promptes et inattendues. Le chef du génie appelé à le seconder devait être doué d'une extrême activité, d'un coup d'œil aussi juste que rapide pour suivre ses pensées et répondre à ses intentions. Chasseloup sut montrer à quel point il réunissait ces qualités. Ce fut au passage du Pô, le 7 mai 1796, qu'il se fit d'abord remarquer, et le mois suivant, le 11 juin, il fut nommé commandant en chef du génie de l'armée d'Italie, à la place du général Vital. Il dirigea le siège de la citadelle de Milan le 17 juin, et le 18 juillet, commença celui de Mantoue, défendue par 200 bouches à feu et 200 hommes de garnison. Pour assiéger cette place, l'une des plus fortes d'Europe, les Français ne comptaient que sur 8000 hommes et ne disposaient d'aucune artillerie de siège. Cinquante canons trouvés à Tortona et dans les postes abandonnés de la rive droite du Pô furent traînés devant Mantoue. Chasseloup fit ouvrir une tranchée à 200 mètres des palissades. Malgré la faiblesse des moyens mis à sa disposition, il allait se rendre maître de la place, quand Wurmser, à la tête de 50 000 Autrichiens, parut sur le Montebaldo, forçant Bonaparte à réunir ses troupes pour lui résister et à lever le siège.
Chasseloup eut une grande part aux succès de cette brillante première campagne d'Italie. Il fut plusieurs fois cité pour les services qu'il rendit aux batailles de Lonato le 3 août 1796, de Castiglione le 5 août, du Pont d'Arcole, où il fut renversé près du général en chef, le 15 novembre, de Rivoli le 14 janvier 1797. Nommé général de brigade du génie le 21 février 1797, il fut envoyé en mission à Paris par Bonaparte le 12 novembre. Pendant son séjour parisien, il fut nommé tout d'abord adjoint au comité des fortifications le 5 février 1798, puis directeur des fortifications le 23 février.
Mais malgré toutes les victoires, la paix ne pouvait être conquise qu'au sein même de la monarchie autrichienne, et, pour y parvenir, il fallait se rendre maître du Tyrol et franchir les Alpes nordiques. C'était la première fois que des armées françaises pénètreraient dans ces contrées, et il fallait y reconnaître le cours des fleuves, les gorges des montagnes, déterminer les positions. Ce fut Chasseloup que Bonaparte chargea de ces travaux, en particulier de faire des reconnaissances pour l'établissement d'une place forte dans le duché de Clèves près de Wessel et de diriger les opérations de levée d'une carte du Rhin de Landau à Nimègue. Il passa une bonne partie de l'année 1798 à cette organisation de la défense du Rhin, et il ne rentra à Paris qu'en septembre. Il fut de nouveau nommé le 12 octobre 1798 commandant en chef le génie de l'armée d'Italie.
Au printemps 1799, les hostilités reprirent. À part une courte absence en août pour raisons de santé, il se fit remarquer de nouveau par son esprit d'initiative, la hardiesse de ses projets et l'efficacité de ses réalisations. L'armée, commandée par Schérer, était pressée par 100 000 Austro-Russes après la défaite de Magnano. La seule issue possible était de franchir l'Apennin. En 7 jours, Chasseloup parvint à tracer dans la montagne plus de 40 kilomètres de route praticable par l'artillerie, permettant à l'armée d'effectuer sa retraite et de se sauver. Il reçut le grade de général de division le 18 septembre 1799.
Sa carrière militaire se poursuivit brillamment :
 Inspecteur général des fortifications le 26 janvier 1800 ;

Membre du comité des fortifications mandé auprès du Premier Consul le 29 mai ;
Commandant en chef le génie de l'armée de Réserve à la place du général Marescot le 7 juin ;
Commandant en chef le génie de l'armée d'Italie le 24 juin ;
Responsable du siège de Peschiera après la bataille de Marengo le 1er janvier 1801 ;
Chargé de recevoir sa capitulation le 19 janvier ;
Chargé de la démolition des places de Coni, Ceva, Tortona, du fort de Suze, de la citadelle de Milan en 1801 ;
Chargé, après la paix de Lunéville, de fortifier Pizzighettone, Peschiera, Mantoue, Legnago, la Rocca d'Anfo, puis Tarente et enfin Alexandrie, afin de mettre en place un système complet de défense et d'occupation permettant d'assurer la conquête de l'Italie.
Il appliqua à ces fortifications un système nouveau dont il était l'auteur, en particulier à Alexandrie, où il mit en œuvre les idées qu'il eut tout au long des travaux sur les autres sites, et qu'il résuma ainsi : Éloigner les feux de l'ennemi par des ouvrages avancés, capables de résister et d'être repris par la garnison ; se ménager dans tout le pourtour de la place de grands moyens de sortie ; réduire à un très petit nombre, par de vastes inondations, les fronts attaquables ; multiplier les obstacles sur les directions que l'ennemi est forcé de prendre, et l'obliger à faire trois sièges successifs dans la même place. L'importance de cette réalisation n'échappa pas aux Autrichiens, et leur premier soin, après les traités de 1814, fut de raser les fortifications d'Alexandrie, dont ils n'ont laissé que la citadelle.
De nouveau commandant le génie de l'Armée d'Italie sous Masséna en 1805, il fut nommé commandant en chef le génie de la Grande Armée le 22 septembre 1806. Il servit à Golymin le26 décembre, à Eylau le 8 février 1807, éleva des têtes de pont revêtues de bois, pouvant servir de camps retranchés à Praga, Serock et Modlin. Les glaces enlevant sans cesse les ponts de bateaux, il fit construire trois ponts sur pilotis sur des rivières plus larges que le Rhin. Pendant le repos de l'armée, il se rendit au siège de Kołobrzeg, puis alla prendre le commandement de celui de Dantzig, mémorable par les difficultés rencontrées par les assiégeants et par le peu de moyens mis à leur disposition. Ce ne fut qu'après 51 jours de tranchée ouverte que la place capitula. Il termina cette campagne en juillet 1807 par le siège de Stralsund, que les Suédois finirent par évacuer. Avant de rentrer en France, il fit fortifier Thorn, Marienbourg et Magdebourg.
En début 1808, il partit avec Napoléon Ier pour une tournée d'inspection des travaux qu'il avait entrepris en Italie, principalement à Mantoue et à Alexandrie. Il reçut du maître les plus brillants éloges, et fut fait comte de l'Empire le 7 juin 1808. En récompense de ses services, il fut fait par l'Empereur conseiller d'État le 29 août 1811, et après la retraite de Russie, membre du Sénat conservateur le 5 avril 1813.
Il prit peu après sa retraite le 13 juin à près de 60 ans.
Il continua à siéger au Sénat, et vota la déchéance de l'Empereur. Sous la Restauration, il fut élevé à la pairie le 4 juin 1814, nommé grand-croix de la Légion d'honneur le27 décembre 1814. Il se tint à l'écart pendant les Cent-Jours et vota contre la condamnation et pour la déportation dans le procès du maréchal Ney.
Chargé d'honneurs, commandeur de Saint-Louis le 3 mai 1816, marquis le 31 août 1817, président du conseil de perfectionnement de l'École Polytechnique en 1820, il n'en compta pas moins parmi les défenseurs des institutions constitutionnelles. Il prêta serment à Louis-Philippe Ier en 1830.
C'était, a dit Napoléon Ier à Sainte-Hélène, un des meilleurs officiers de son arme ; homme d'une grande probité et d'un caractère inégal.
Chasseloup a écrit des Mémoires sur l'artillerie ; son système de fortification est représenté en relief aux Invalides, à côté de ceux de Sébastien Le Prestre de Vauban et Louis de Cormontaigne.
Devenu complètement aveugle, il meurt à Paris le 6 octobre 1833 à l'âge de 79 ans. Son nom est gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile, côté sud.
Issu d'une famille noble de la Saintonge déjà illustrée dans la carrière des armes, son père, François, était capitaine général du guet et de la capitainerie des garde-côtes de Marennes. Ce dernier avait épousé le 15 septembre 1739 Marguerite Esther Couyer († 12 avril 1780), dame de Toucheronde. Après la naissance de trois filles arrive enfin celle d'un fils, François Charles Louis.
François-fils épouse en 1798 Anne-Julie Fresneau ( † 23 juin 1848 - Château de Senaud, Albon (Drôme)), fille de François Fresneau et héritière du château de la Gataudière. De leur union naquirent :
Anne Marguerite Clémence (10 décembre 1798 - Paris † 18 mars 1871), mariée le 6 octobre 1818 avec Scipion, 1er baron de Bernon (né le 25 janvier 1787 - Grenoble), Lieutenantde chasseurs, maire de Moras-en-Valloire (1826), dont postérité ;
Justin Napoléon (1800 † 1847), 2e marquis de Chasseloup-Laubat, officier d'état-major, député de Seine-Inférieure, ministre plénipotentiaire,
Justin Prudent (1802 † 1863), 3e marquis de Chasseloup-Laubat, général de division, député de Seine-Inférieure,
Justin Napoléon Samuel Prosper (1805 † 1873), 4e marquis de Chasseloup-Laubat, député de Charente-Inférieure, Ministre de la Marine, Ministre de l'Algérie et des Colonies, Ministre de la Marine et des Colonies sous le Second Empire.
Auguste-Rodolphe Darblay : Étampes, 1784 - Paris, 1873, industriel et un homme politique, y a vécu.
Fils d'un maître de poste d'Étréchy, il développa un commerce de grains et prit une part importante à la fondation de la Société d'Agriculture.
Il fut élu député de Seine-et-Oise en 1840 à 1849. Il était frère d'Aymé-Stanislas Darblay.
Adolphe-Henri-Emery d'Aumont (1785-1849), proche de Louis XVIII, y a vécu.
 Jean-François Dupuis-Delcourt (1802-1864), aéronaute et fondateur de la Société aérostatique et météorologique de France. Il réussit en 1824, à partir du domaine de Montjean, une expérience en aérostat.

  

Amédée Mouchez (1821-1892), astronome et contre-amiral y a vécu et y est mort. La rue où il y avait sa maison porte son nom.
Ernest Amédée Barthélemy Mouchez, né à Madrid le 24 août 1821 et mort à Wissous le 25 juin 1892, est un astronome, hydrographe et contre-amiral français, membre de l'Académie des sciences et directeur de l'Observatoire de Paris.
Il est devenu aspirant de marine en 1839, enseigne de vaisseau en 1843, lieutenant de vaisseau en 1848, capitaine de vaisseau en 1867 et contre-amiral le 29 juin 1878.
Il fut chargé par le ministère de la Marine d'importants travaux hydrographiques sur les côtes de l'Amérique du Sud et sur celles de l'Algérie, et par l'Académie des sciences de l'observation du passage de Vénus en 1874, à l'île de Saint-Paul. Nommé membre du Bureau des Longitudes le 16 juin 1873 et directeur de l'Observatoire le 26 juin 1878, il avait été élu membre de l'Académie des sciences (section astronomie) le 19 juillet 1875. Il avait été promu commandeur de la Légion d'honneur le 8 juillet 1875. Mis à la retraite en 1880, l'amiral Mouchez se consacra tout entier à ses études scientifiques. Il organisa à l'Observatoire un service de photographie stellaire destiné à établir la carte du ciel.
Pendant la Guerre de 1870, alors capitaine de vaisseau, il fut chargé d'organiser la défense du Havre dans des conditions tout à fait défavorables. Malgré cela, il mit la ville en état de résister à l'ennemi. Il milite en faveur d'une formation astronomique accrue des officiers de Marine. Nommé membre du Bureau des longitudes en 1873, il mène une mission de la Marine pour l'observation du transit de Vénus devant le Soleil à l'île Saint-Paul, le 9 décembre 1874.
À son retour, il fait approuver par le Bureau des longitudes son projet d'un observatoire chargé de compléter les connaissances astronomiques des officiers issus de l'École navale. Le projet est appuyé par plusieurs institutions et ministères, la marine, l'Instruction publique, le département de la Guerre, et surtout la ville de Paris. Le lieu choisi est le palais du Bardo, un bâtiment du parc Montsouris.
Son passage comme directeur de l'Observatoire de Paris est marqué par la création d'un musée d'instruments astronomiques et de documents scientifiques anciens et par la publication d'un catalogue où sont consignés les résultats des observations méridiennes faites depuis 1837.
Comme membre de l'Académie des sciences, il lance l'idée de la création d'une carte du Ciel. Mais la France ne pouvant réaliser seule cette entreprise, ne disposant pas d'observatoires dans toutes les parties du monde, il propose une réunion comprenant les directeurs d'observatoires du globe et des savants de divers ordres, afin qu'ils s'entendent pour choisir les stations et le même type d'appareil photographique et pour adopter une même échelle et une même méthode. Quatre congrès se réunirent sur ce thème. Il est président de la Commission permanente des trois premiers en 1887, 1889, 1891, à l'Observatoire de Paris. Il y est décidé que le ciel serait divisé en 18 zones à peu près égales, dont chacune serait attribuée à un observatoire du globe.


César Denis Daly (1811-1894), architecte y est mort.
Paul Xavier de Gressot (1823-1896), général de division et nouvel époux de la veuve Flatters, y a vécu et y est inhumé. Une rue porte son nom.





Paul Flatters (1832-1881), militaire et explorateur y a vécu. La place centrale de la commune, proche de l'église, porte son nom.
Paul Flatters (né le 10 septembre 1832 à Laval, mort le 16 février 1881 à Bir el-Garama, dans le Sahara), militaire et explorateur.
Fils d'un sculpteur distingué, il est orphelin quand il est admis en 1845 au Lycée de Laval. Il y fait de brillantes études, y lia de durables amitiés, et plus tard épousa Mlle Legros, fille d'un de ses condisciples. Reçu 5e à Saint-Cyr en 1851, il en sortit au même rang.
Avec 39 personnes, il part de Ouargla, le 5 mars 1880. Il descend alors vers le Sud, mais un manque de vivres et les menaces des populations le contraignent à rebrousser chemin. Il rentre à Ouargla le 17 mai sans avoir totalement rempli sa mission, mais rapportant des informations précieuses. Malgré les menaces proférées par l'amenokal touareg Ahitarel ag Mohamed Biska qui refuse catégoriquement le passage d'une troupe armée sur son domaine, Flatters décide de repartir.
Le 4 décembre, il reprend la route du Sahara pour une seconde expédition de 93 hommes dont sept membres scientifiques et militaires: MM. Béringer, Roche, Santin, le médecin aide-major Guiard, le capitaine Masson, le lieutenant de Dianous de la Perrotine, deux sous-officiers MM. Dennery et Pobéguin, deux ordonnances Brame et Marjolet, quarante-sept tirailleurs indigènes et trente et un arabe des tribus, sept guides Chaamba et Iforas, le mokadem de l'ordre des Tidjani. Ils partent avec près de 280 animaux (chameaux, chevaux, ânes) et une importante somme d'or. Pendant deux mois, la colonne progresse sans difficulté majeure. Leur chemin s'arrête à Bir el-Garama. Il sera tué par les Touaregs.
Un monument rappelant cet événement a été érigé dans le parc Montsouris à Paris où en 1884 fut dénommée la rue Flatters dans le 5e arrondissement. Le conseil municipal de Laval a donné également le nom de Flatters à l'une des rues de sa ville. Une inscription sur marbre dans la salle des fêtes du lycée de cette même ville commémore cet épisode.

    

Guillaume Bigourdan (1851-1932), astronome et beau-fils d'Amédée Mouchez, y a vécu. Il a aussi une rue à son nom.
Il fut astronome à l'observatoire de Paris et président de l'Académie des sciences. Il est connu pour sa méthode de mise en station des télescopes encore utilisée par de nombreux astronomes amateurs. Son œuvre principale est l'étude des nébuleuses qui lui a valu d'être distingué de la médaille d'or de la Royal Astronomical Society de Londres en 1919.
Né le 6 avril 1851 à Sistels (82), de Pierre Bigourdan et de Jeanne Carrère, Guillaume Bigourdan est le fils aîné d'une famille paysanne de trois enfants. Son intelligence ayant été remarquée par son instituteur et le curé du village, ses parents s'imposent de lourds sacrifices pour lui offrir une scolarité. Il décroche le baccalauréat en 1870, puis une licence de physique en 1874 et de mathématiques en 1876.
Il entre à l'observatoire de Toulouse en 1877 comme assistant sous la direction de Félix Tisserand, qui fut un de ses enseignants, puis à l'observatoire de Paris en 1879 dont Tisserand a été nommé directeur l'année précédente. Son métier lui donne l'occasion de voyager, notamment à la Martinique pour y observer le transit de Vénus de 1882, ainsi qu'à Saint-Pétersbourg l'année suivante.
En 1885, Guillaume Bigourdan épouse Sophie Mouchez, fille de l'amiral Amédée Mouchez, directeur de l'Observatoire de Paris. De cette union naissent neuf enfants.
L'année suivante, il soutient sa thèse de doctorat « sur l'équation personnelle dans les mesures d'étoiles doubles », fruit d'un travail commencé en 1880 et portant sur 2800 mesures micrométriques d'étoiles doubles. Il devient enfin astronome titulaire en 1897 à l'Observatoire de Paris. En1903, Bigourdan est nommé membre du bureau des longitudes et de l'Académie des sciences. Son travail d'observation et de description des nébuleuses, publié dans un catalogue de cinq volumes après vingt ans de recherche et achevé en 1911, lui vaut une renommée internationale. Il reçoit notamment la médaille d'or de la Royal Astronomical Society en 1919, deux fois le prix Lalande en 1883 et 1891, et est fait officier de la Légion d'honneur la même année, Légion dont il était déjà chevalier depuis 1895.
Bigourdan est nommé premier directeur du tout nouveau bureau international de l'heure en 1920. Il est également nommé président de l'Académie des sciences et de l'Institut de France en 1924. Il prend enfin sa retraite en 1926.
Guillaume Bigourdan meurt le 28 février 1932 à Paris et repose dans la cimetière de Montparnasse avec sa femme Sophie dans le sépulcre familial.


Gaston Henry-Haye (1890-1983), homme politique y est né.
De son vrai nom Henry-Gaston-Auguste Haye, il naît le 6 février 1890 à Wissous, mort à Paris le 16 octobre 1983, est un négociant et homme politique français . Député de la Seine-et-Oise de 1928 à 1935. Sénateur de la Seine-et-Oise de 1935 à 1944. Maire adjoint et qui avait poussé Gaston Henry-Haye à se présenter en 1935 face à Émile Mignot, qui assura la charge de Maire par intérim). Il vota les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain le 10 juillet 1940. Nommé en 1940 ambassadeur de Vichy aux États-Unis, il refusa de trahir l'autorité légale et de rejoindre l'armée américaine avec le grade de général. Cette position lui vaudra pas mal de mécomptes et de désillusions à son retour en France, en 1944. Contraint de démissionner de la Mairie de Versailles, condamné à mort par deux réseaux de résistance, il rentre en clandestinité et se retire en Afrique du Sud jusqu'en 1950. Même si lors de son retour en France, il ne fut pas poursuivi par la Haute Cour de justice ni par les tribunaux militaires, il se retira définitivement de la vie politique et mourut totalement oublié à l'âge de 93 ans.
„« Henri Tétrel (XIXe siècle – XXe siècle), amiral et aide de camp du président René Coty, y a vécu.
„« Jacques Branet (1915-1969), militaire libéra la ville en 1944.
Fils de conseiller d'État, administrateur de société, Jacques Branet est né le 1er janvier 1915. Étudiant, il est appelé sous les drapeaux en 1936 comme élève officier de réserve (EOR) à Saumur (École de l'Arme blindée cavalerie). Aspirant en 1938, il demande à être maintenu en activité. En mai 1940, lieutenant au huitième régiment de dragons, il est capturé non sans avoir livré de durs combats à la tête de son peloton: il est cité une première fois. Retenu en Allemagne depuis le 23 mai 1940, il s'évade de l'Oflag II D (Hohenstein) le 27 mars 1941 en compagnie d'Alain de Boissieu et d'Aloyse Klein vers la Lituanie alors occupée par l'URSS. Interné en URSS, car considéré comme espion, il bénéficie par contrecoup de l'offensive allemande de juin 1941: en effet, la liste des prisonniers français détenus au sud de Moscou est transmise aux nouveaux alliés britanniques et français, qui la transmettent aux Forces françaises libres (FFL). Avec 185 autres camarades, il est évacué vers l'Angleterre. En septembre 1941, il s'engage dans les FFL. Il crée le 1er décembre 1941 l'Escadron mixte des FFL avec des anciens des troupes motorisées et les volontaires pour servir dans les chars. Il est promu capitaine en mars 1942. Avec son escadron mixte, il débarque en mai 1943 à Suez pour rejoindre la colonne Leclerc qui remonte du Tchad. En Tripolitaine, à Sabratha, la première compagnie de chars, la deuxième compagnie de chars et l'escadron mixte se rassemblent pour recréer le 501e régiment de chars de combat. Branet conserve le commandement de l'escadron mixte qui devient alors troisième compagnie de char. Le 501e RCC s'entraîne au Maroc avec l'ensemble de la division Leclerc (deuxième division blindée). Il embarque à Oran pour l'Angleterre en mai 1944. Débarqué en France le 2 août 1944, Branet participe à la tête du 3/501 à la campagne de Normandie et s’illustre particulièrement dans la forêt d'Écouves: sur la route d'Ecouché, il s'oppose au 115e Panzer et fait 300 prisonniers. Le 24 août 1944, il reconquiert les villes de Wissous et de Fresnes et s'engage dans Paris. Il est blessé par plusieurs éclats de grenade le lendemain, rue de Rivoli, alors qu'il emmène ses hommes jusqu'au QG des forces allemandes du Gross Paris à l'hôtel Meurice. Il participe à l'arrestation du général von Choltitz et de son état-major. Branet, poursuit la campagne de France et combat dans les Vosges où il est à nouveau blessé par des éclats d'obus le 31 octobre 1944 (à Hablainville en Meurthe-et-Moselle). En novembre 1944, il prend part aux opérations d'Alsace et à la libération de Strasbourg. Le 1er décembre 1944, il est relevé à la tête de la troisième compagnie de chars du 501e RCC par le Chef d'escadrons Alain de Boissieu, et rejoint l'état-major du 501e RCC avec lequel il termine la guerre en Allemagne. Promu chef d'escadrons en mai 1945, il est affecté à Tunis, où il dirige le service d'information puis le cabinet militaire du Résident général de France. De 1947 à 1951, il remplit plusieurs missions au Fezzan (Libye), en Tunisie, au Tchad et au Maroc pour le compte de l'état-major du général inspecteur des Forces terrestres aériennes et maritimes en AFN. Il commande de décembre 1951 à 1953 le 7e Régiment de Cuirassiers avant de rejoindre l'École supérieure de guerre à Paris. Lieutenant-colonel en février 1956, il entre au cabinet de Maurice Bourgés-Maunoury, puis participe à celui de Robert Lacoste, ministre résident en Algérie. À partir d'août 1957, il commande en Algérie le 5e régiment de spahis à la tête duquel il est cité deux fois. En juillet 1958, il est détaché à l'état-major particulier de la présidence du conseil, et sert le général de Gaulle. Colonel en octobre 1959, il retourne en Algérie et prend le commandement du 6e régiment de Spahis de juin 1960 à septembre 1961. Il est à nouveau cité. Auditeur du CHEM et de l'IHEDN en 1962, il est nommé en 1963 adjoint au général gouverneur militaire de Paris et commandant la première région. Mais suite à de graves problèmes de santé, il est forcé de quitter le service actif et il est admis en deuxième section avec le grade de général de brigade en février 1966. Jacques Branet meurt à l'hôpital du Val de Grâce à Paris le 4 février 1969. Il est inhumé à Sainte-Hélène-du-Lac (Savoie). Le général Branet est commandeur de la Légion d'honneur, compagnon de la Libération ; titulaire de la croix de guerre 1939-45 avec six citations, de la Croix de la valeur militaire avec trois citations.


    

Jean Robic (1921-1980), coureur cycliste y a vécu et y est inhumé. Une allée de la commune porte son nom.
Jean Robic (10 juin 1921 à Condé-lès-Vouziers, Ardennes - 6 octobre 1980) fut un coureur cycliste français. Il était surnommé Biquet, Tête de cuir à cause de sa protection de cyclo-cross portée sur route, ou encore Trompe-la-mort. Il a vécu sa jeunesse à Radenac dans le Morbihan où son père tenait un magasin de cycles. La maison de son enfance est située dans la rue qui porte maintenant son nom. Il fut professionnel de 1945 à 1959 (dernier Tour de France à 38 ans). En 1947, il remporta le Tour de France sans en avoir porté le maillot jaune. Suite à une attaque dans la côte de Bonsecours, à la sortie de Rouen, il distance le maillot jaune Pierre Brambilla avec l'aide d'Edouard Fachleitner et Lucien Teisseire. À l'arrivée, il est en tête du classement général, Fachleitner est deuxième. Pensant devoir sa victoire à l'intercession de Sainte Anne, patronne des Bretons, il offrit son maillot jaune à la Basilique de Sainte-Anne-D’auray, dans laquelle cette relique se trouve toujours. Il est mort dans un accident de voiture près de Claye-Souilly rentrant de la soirée à Germiny-Lévêque où Joop Zoetemelk célébrait sa victoire dans le Tour. Il est enterré au cimetière de Wissous. Dans la mairie de Radenac en Bretagne, une salle de la mairie est devenue un musée consacré à la mémoire de l'enfant du pays. Une rue parisienne, là où il tenait un café-restaurant, porte son surnom "impasse Robiquet Paris 14e".

PALMARÈS
Tour de France : 1947 (vainqueur de 6 étapes; 2e Grand Prix de la montagne 1949; 3e: 1947, 1948)
Tour de Suisse : 1945
Rome-Naples-Rome: 1950 (derrière moto) (3e: 1952)
Omnium de la route: 1945
Tour de Haute-Savoie: 1952
Critérium de la Polymultipliée: 1952
Course de côte du Mont Faron: 1948, 1949
Course de côte Aranzazu: 1949, 1950
A travers Lausanne: 1948
Champion du monde de cyclo-cross : 1950, 1re édition
Critérium International de cyclo-cross : 1947 (Ch. du monde avant l'heure)
Champion de France de cyclo-cross : 1945
Tour de France 1947 : vainqueur du classement général et de trois étapes
Tour de France 1948 : 16e du classement général
Tour de France 1949 : 4e du classement général et vainqueur d'une étape
Tour de France 1950 : 12e du classement général
Tour de France 1951 : 27e du classement général
Tour de France 1952 : 5e du classement général et vainqueur d'une étape
Tour de France 1953 : abandonne à la 14e étape et vainqueur d'une étape
Tour de France 1954 : abandonne à la 5e étape
Tour de France 1955 : abandonne à la 10e étape
Tour de France 1959 : abandonne à la 20e étape

                                                                                                                                      © JOËL MEYNIEL 2015